BRUIT D'AILES
On me disait : <' Va tenter Tinconnu.
Va dans les champs, ô pauvre àme Lrisée, Va l'abreuver de soleil, de rosée.
Et te guérir d'un amour méconnu. »
Mais vainement aux champs je suis venu. Que la fauvette fraternelle Chante au ciel en battant de l'aile. Et soudain mon cœur transporté Au souvenir de sa beauté.
Hélas ! vers elle Est emporté î
Un me disait « Franchis les monts nei creux.
Va respirer tians Pair des hautes cimes, Près des torrents roulant dans les abîmes. L'oubli des maux de ton cœur orageux. >» Je foule en vain les sommets nuageux.
Que la tempête solennelle Gronde au ciel en battant de l'aile.
Et soudain mon cœur transporté Au souvenir de sa beauté.
Hélas ! vers elle Est emporté î
En vain, plus tard, j'ai traversé les mers ; En vain mes pieds, sur le pont d'un navire, Des océans ont sillonné l'empire :
L'amour s'est ri de mes chagrins amers. Et je reviens chargé des mêmes fers ; Et comme au printemps Fhirondelle Retourne au nid battre de l'aile, Mon cœur, sans cesse transporté Au souvenir de sa beauté.
Hélas ! vers elle Est emporté !