‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 6 sur 77 · DE SA FENÊTRE · texte numérisé non relu

DE SA FENÊTRE

Oli î comme dans les prés la rosée éliiicelle ! Comme ses diamants inclinent à l'entour Les fleurs aux doux parfums, si chères à l'amour î Que le vent fraîchement nous baise de son aile Et que les oiselets fêtent gaîment le jour î

(J vignes, roulez-vous autour de .^a fenêtre.

Grains jumeaux de la grappe, enflez- vous plus pressés ;

Plus vite et plus nourris au soleil mûrissez.

Que nul regard ne puisse, ici, nous reconnaître,

Sous vos pampres, pareils à des rideaux baissés î

Le respect à tes pieds, enfant, me précipite ;

Le désir sur ton sein m'appelle cependant.

Mon cœur, épris de toi, t'aime d'un sang ardent î

Ah î jamais plus beaux yeux que les tiens, Marguerite,

D'un plus brûlant amour n'ont agacé la deni !

Oh î tes baisers î . . . voilà la volupté suprême Dont les anges de Dieu sont eux-mêmes jaloux ! Je pourrais maintenant mourir à tes genoux Et passer, de tes bras, dans le paradis même : Peut être que le ciel me semblerait moins doux î

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