DE SA FENÊTRE
Oli î comme dans les prés la rosée éliiicelle ! Comme ses diamants inclinent à l'entour Les fleurs aux doux parfums, si chères à l'amour î Que le vent fraîchement nous baise de son aile Et que les oiselets fêtent gaîment le jour î
(J vignes, roulez-vous autour de .^a fenêtre.
Grains jumeaux de la grappe, enflez- vous plus pressés ;
Plus vite et plus nourris au soleil mûrissez.
Que nul regard ne puisse, ici, nous reconnaître,
Sous vos pampres, pareils à des rideaux baissés î
Le respect à tes pieds, enfant, me précipite ;
Le désir sur ton sein m'appelle cependant.
Mon cœur, épris de toi, t'aime d'un sang ardent î
Ah î jamais plus beaux yeux que les tiens, Marguerite,
D'un plus brûlant amour n'ont agacé la deni !
Oh î tes baisers î . . . voilà la volupté suprême Dont les anges de Dieu sont eux-mêmes jaloux ! Je pourrais maintenant mourir à tes genoux Et passer, de tes bras, dans le paradis même : Peut être que le ciel me semblerait moins doux î