‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 76 sur 77 · FABRICE, MARGUERITE, GUILLAUME · texte numérisé non relu

FABRICE, MARGUERITE, GUILLAUME

MARGUtRUrE.

Ah î Fabrice, écoutez : vous venez à propos.

Ma conscience aspire à se mettre en repos.

Je ne vous ai rien dit, rien promis tout à l'heure.

J'en souffre autant que vous : voyez comme j'en jjleure ?

Pardonnez moi ; restez notre ami désormais.

Quant à moi, devenir votre femme. . . jamais î

FAORiGE, avec- amci'lume.

Je pressentais ce coup ; il esl cruel, Guillaume. Vous vous êtes joué du cœur d'un honnête homme : Vous l'avez emporté sur moi. Le mal est fait. J'aurais dû contenir l'aveu qui m'étouffait. Mais vous n'auriez pas dû vous servir de moi-même Pour me ravir le cœur de la femme que j'aime.

Ah ! ne m'outrage pas, Fabrice, en ce moment. Dieu n'avait pas pour toi taillé ce diamant. Regarde ?. . . Elle est à moi sans rien savoir encore. FABRICE, ironiquement.

Elle ne sait rien.

GUILLAUME

Non.

MARGUERITE

Qu'est-ce donc que j'ignore?

GUILLAUME, à Fabrice.

Cio's-tu qu'on peut mentir en un jîareil moment?

FABRICE

Parc^o me-moi, Guillaume, et sois heureux.

MARGUERITE

Comment ?

Qu'avez-voas tous les deux. . . et quel est ce mystère?

fGu'iUt(nrih\ muet irrmolion, l'embranae avec force Sdn.'i n'itimdrcj

Guillaiimo, quel baiser!... est-ce un baist-r «le frère?

GUILLAUME

C'e-l un liaiscr «rainant, c'est un l^aiser «lVp«ju\ î

MAUGUERITK.

Mais alors...

FABRICE

Jouissez (le ces instants si doux. Le bonlieur que je perds est devenu le votre. Vous vous aimiez et Dieu vous devait l'un à Tautre. Savourez ce bonbeur qu'il vous donne aujourd'bui : \ul ne peut Taccorder deu\ fois, pas même lui î

MARGUERITE

AI» î ne m'«''v cillez pas, Seigneur, si c'est un ivve.

GUILLAUME

Non, te n'rsl pas un songe, o mon amante î

KAURICE.

AcIiAve.

Dis-Ini dunr loul.

(iUILLAUME.

(lliarlolle à qui lu dois le jour, Kl qni le cithlia ^i jt>un<' à mon amour,

MAïu.i KniTi:, /nili'hiiitt'.

EU bien ?...

raiILLAUME.

Mon Dieu î la joie inonde hop mon juno î

('Avec celai el ^'afjouHiillfud dccaul MarijucrUe.J Je ne suis pas ton frère !...

MARGUERITE, lii velcvani.

. . . Alors je suis ta femme î

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