ACTE II, SCÈNE III
Vous verrez de sa prose. Il me vient une envie Qui peut nous réjouir daos ces lieux écartés , Et désoler là-bas bien des sociétés ; Je suis tenté , parbleu , d'écrire mes mémoires ; J'ai des traits merveilleux, mille bonnes histoires Qu'on 'TOOt cacher. . .
FLORISB.
Cela sera délicieux.
CLÉON
J'y ferai des portraits qui sauteront aux yeux.
Il m'en vient déjà vingt qui retiennent des places :
Vous y verrez Mélite avec toutes ses grâces;
Et ce que j'en dirai tempérera I amour
De nos petits messieurs qui rôdent à l'entour.
Sur l'aigre Céliante , et la fede Uranie
Je compte bien aussi passer ma fantaisie.
Pour le petit Damis , et monsieur Dorilas ,
Et certain plat seigneur, l'automate Alddas,
Qui, glorieux et bas , se croit un personnage;
Tant d'autres'importants, esprits du même étage;
Oh 1 fiez-vous à moi , je veiix les célébrer
Si bien que de six mois ils n'osent se montrer.
Ce n'est pas sur leurs moeurs que je veux qu'on en cause ,
Un vice, un déshonneur, font assez peu de chos^
Tout cela dans le monde est oublié bientôt ;
Un ridicule reste , et c'est ce qu'il leur faut.
Qu'en dites-vous? cela peut feire un bruit du diabt«,
Une brtM^nr* uniipie , un ouvrage admirable , '
ibïGoogIc
Bien Bcandaleun, biaibon : kMylen'y&itricB;
Pourvu qu'il soit médiaiit, il sera toi^oors bien.