‹ Œuvres choises de Desportes, BertautChapitre 130 sur 193 · ACTE II, SCÈNE VU · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VU

De son banc, de ses soins, et de sa dignité : Ok n'imagine pas combien il se respecte.

Ivre de son cbjàteau , dont il est l'arcbitecte , De tout ce qu'il a fait sottement entêté.

Possédé du démon de la pit^iiété , Il réglera pour voua son penchant ou sa haine Sur l'air doot vous prendrez tout son petit domaine. D'abord , en arrivant, il &ut vcmiS' préparer A le suivre pat^tont, tout voir, tout admirer. Son parc, son potager, ses bois, son avenue; Il ne vous fera pas grâce d'ime laitue.

Vous , au Ueu d'approuver, bvuvant tmit fort cMiUBun , Vous ne lui pardtrez qu'un &t très importun, Un petit raisonneur, ignorant, indocile, Peut-«tre ira-t-il même à vous croire imbécile.

TALËBE.

Oh ! vous êtes charmant... Mais n'aurois-je point tort? J'ai de la répugnance à le choquer si fort.

ctÉon.

Eh bien!., mariez-vous... Ce que je viens de dfire N'étoit que pour forcer Géronte à se dédire , Gomme vous desiriez : moi , je n'exige rien; Tout ce que vous ferez sera toujours très bien; Ne consultez que vous.

VALÈBE.

Écoutez-moi , de grâce; Je chercbe à m'écUirer.

CLÉOIf.

Mais tout vous embarrasse , £t vous ne savez point prendre votre parti.

Je n'approuverois pas ce début étourdi Si vous aviez af&ire à quelqu'un d'estimable, Dont la vue exigeftt un maintien raisonnable; Mais avec un vieux fou dont on i>eut se moquer; J'avoia imaginé qu'on pouTtùt tout risquer^ . Et que, pour vos projets, il felloit sans scrupule Traiter légèrement un vieillard ridicule.

VALÈHe.

Soit. Il a la foreur de me croire à son gré< Mais, fiez-vous à moi, je l'en détacherai.

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