‹ Œuvres choises de Desportes, BertautChapitre 141 sur 193 · ACTE III, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VI

Oui, le bien vous est propre; et le mal est d'un autre.

VALÈRE

( à part. ) ( haut. )

Ob ! voici les sermons , t'ennui ! . . Mais , s'il vous platt , Ne fisrions-nons pas bien d'aller voir où l'on est? Il convient...

ARISTB.

Un mmnent: si l'amitié sincère M'autorise à parler an nom de votre mère , De grâce expliquez>moi ce voyage secret Qu'aujourd'hui même ici vous avez déjà fciit. VALÈRE.

Vous savez.,,?

Je le sais.

VALÈRE

Ce n'est point un mystère Bien merveilleux ; j'avois à parler d'une afbire Qui regarde Gléon , et m'intéresse fort; J'ai voulu librement l'entretenir d'abord , Sans être interrompu par ta m^e et ta fille, Et nous voir assiégé de toute une fitmille; Comme il est mon aini..l

ARISTK/

Lui?

VALÈRE

MaîsaBSlirémeat.

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AlISTE.

Vous ose> l'avouer?

VALÈBB.

Ah ! très parfeitemeat :

C'est un homme d'esprit, de bonne compagnie.

Et je suis son ami de cœur et pour la vie.

Ah ! ne l'est pas qui veut.

ABISTE.

Et si l'on vous moilQx>it ' Que vous le haïrez?

V&LtRE.

On serait bien adroit.

Si l'on vous feisoît voir que ce bon air, ces grâces , Ce cUnquant de l'esprit , ces trompeuses surfoces , Cachent un homme affreux, qui veut vous égarer. Et que l'on ne peut voir sans se déshonorer?

VALËRE.

C'est juger par des bruits de pédants, de commères.

ABISTE.

Non, par la voix pubUque; elle ne trompe guères. Géronte peut venir, et je n'ai pas le temps De vous instruire ici de tous mes sentiments : Mais II faut sur Cléon que j e vous entretienne , Après quoi choisissez son commerce ou sa haine. Je sens que je vous lasse , et je m'aperçois bien , A vos distractions, que vous ne croyez rien : Mais , malgré vos mépris, votre bien seul m'occupe;

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