‹ Œuvres choises de Desportes, BertautChapitre 157 sur 193 · ACTE IV. SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE IV. SCÈNE I

LISETTE

Ouais ! tout ceci me passe , et n'est pas naturel ;

Valère vous adcH'e , et iàit cette équipée !

Je vois là du Gléon , ou je suis bien trompée.

Mais il feut par vous-même entendre votre amant;

Je vous ménagerai cet éclaircissement

Sans que dans mon projet Plorise nous dérange :

Ma loi, je lui prépare un tour assez étrange,

Qui l'occupera trop pour avoir l'œil sur vous.

Le moment est heureux ; tous les noms les plus doux

Ne reviennent-ils pas ? c'est ma chère Lisette,

Mon enfant... On m'écoute , on me trouve parfeite;

Tantôt on ne pouvoit me souffrir : à présent,

Vu que pour terminer Géronte est moins pressant,

Elle est d'une gaieté , d'une folie extrême :

Moi , je vais profiter de l'instant où l'on m'aime

Dès qu'à tous ses propos Ctéon aura mis fin :

W est déliciewc , incroyable , divin ;

Cent autres petits mots qu'elle redit sans cesse.

Ces noms dureront peu , comptez sur ma promesse.

Géronte le demande ; on le dit en fureur :

Mais je compte guérir le frère par la sœur.

CHLOÉ

Eb ! que fait Valère?

LISETTE

Ab 1 j'oublioia de vous dire Qu'il est à sa toilette , et cda doit détruire Vos seu^W9 mal fondés ; car vous concevez bien

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Que, s'il va se parer, ce soin n'est pas pour rien.

Ariste est avec lui , j'en tire bon augure.

Pour Valère et Ctéon , qu<nque je sois bien sûre

Qu'ils se connoissent fort , ils s'évitent tous deux :

Seroit«e intelligence ou brouillerie entre eux?

Je le démêlerai , quoiqu'il soit difiîcile. ..

Votre mère descend ; allez, soyez tranquille.

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