‹ Œuvres choises de Desportes, BertautChapitre 160 sur 193 · ACTE IV, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE III

LISETTE

Ohl non.

Il faut s'aider de tout dans un juste soupçon ; Si ce n'est pas pour vous , que ce soit pour moi-même : J'ai l'esprit défiant: vous votdez que je l'aime. Et je ne puis l'aimer comme je le prétends Que quand nous aurons foit l'épreuve où je l'attends.

FLOKISE.

Mais comment ferions-nous?

LISETTE

Ah! rien n'est plus facile; C'est avec moi tantôt que vous verrez son style ; Faux ou vrai , bien ou mal , il s'expliquera là. Vous avez vu souvent qu'au moment oii l'on va Se promener ensemble au bois , à la prairie, Cléon ne part jamais avec la compagnie; Il reste à me parler, à me questionner :

Et de ce cabinet vous pourriez vous doimer Le plaisir de l'entendre appuyer ou détruire...

PLOBISE.

Tout ce que tu voudras; je ne veux que m'instniire Si Cléon pour ma fille a le goût que je croi : Mais je ne puis penser qu'il parte mal de moi.

LISETTE

Eh bien ! c'est de ma part une galanterie ; L'éloge des absents se &it sans flatterie, n faudra que sur vous , dans tout cet entretien ,

ibïGoogIc

388 LE MËCHAHT.

Je dise UD peu de mal , dont je ne p^ise rien ,

Pour lui foire beau jeu.

FLORISE

Je te le passe encwe.

LISETTE

S'il trompe mon attente , oh I ma fù , je l'adore. FLoaisE, voyant venir j^risU et f^alère.

Encor monsieur Ariste avec son protégé !

Je voudrois bien tous deux qu'ils prissent leur congé; Mais ils ne sentent rieuj laissons-les.

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