A M. ORRY
(^e je n'aurois point eus sans lui.
Or, dans les chiioères qu inspii^ XJd transport, un brûlant délire, De &ntAmes envinHiné, ( Je m'en souYieos ) j'imaginai Que rayé du nombre des êtres , Par Hippocrate empoisonné, J'étois où ^sentnos ancêtres; Là, près d'un fleuve infortimé, Et parmi la déiunte troupe.
Qui, pour passer à l'autre bord , Attendoit la noire chaloupe , M'occupant peu, nt'«nnuyanf'fort, Et ne sacbant enfin que fidre, (Car quefint-onquimdonestinort?) Je rappelois ma vie entière , Et ne reprocbois rienau sort.
Non , si par la «aétaxtpsycose*.
Me di3ois-je,'on quittoît ces lieux Pour revoir la <âarté des ciea-x , Et que le i^KHJt-'suivft mes vttax , Je ne serois rien autre cbose Que ce que m'avoient feit les dKux , Par un ministre digne d'eux , Sans projet, sans inquiétude.
Libre de toute servitude, Chercbant tour-à-tour et quittant Et le monde et la solimde ,
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ÉPiTRE VI.
Entre les plaisirs et l'étude Je vivois obscur et content.
D'un délire ce fut l'image, il l'étoit de la vérité.
Vous qui recevez mou hommage , D'un loisir qui fiit votre ouvrage Confirmez la tranquillité; Ainsi , gravée en traits de flamme , La gratitude de mou soit.
Immortelle comme mou ame , Me suivra josqu'an soihIm* bord.
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