‹ Œuvres choises de Desportes, BertautChapitre 179 sur 193 · ACTE V, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE V

De tous les sestimeots qui m'attachent à vous.

CLÉOH.

Qu'il choisisse donc mieux les crimes qu'il me donne;

Car moi , je suis si loin d'écrire sur personne ,

Que, sans autre sujet, j'ai renvoyé Frontin

Sur le simple soupçon qu'il étoit écrivain;

Il m'étoit revenu que dans des brouilleries

On l'avoit ediployé pour des tracasseries :

On peut nous imputer les fentes de nos gens ,

Et je m'en suis délait de peur des accidents.

Je ne répondroie pas qu'il n'eût part au mystère

De l'écrit contre vous ; et peut-être Vaière ,

(^i refîisoit d'abord, et qui cohnolt Frontin

Depuis qu'il me connoîl, s'est servi de sa main

Pour écrire à sa mère une lettre anonyme.

Au reste... il ne laut point que cela vous anime

Contre lui ; ce soupçon peut n être {«s fonde.

CËSONTB.

Oh! vous êtes trop bon: je suis persuadé.

Par le ton qu'employoit ce petit agréable.

Qu'il est fàax , méchant , noir, et qu'il est bien capi^le Du mauvais procédé dont on veut vous noircir. Qo'on vous accuse encore 1 oh ! laissez-les venir. Puisque de leur présence on ne peut se défaire. Je vais leur déclarer d'une façon très claire Que je romps tout accord; car, sans comparaison , J'aime mi«ux vingt procès qii'tin fat dans ma maison.

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4t8 LE MÉCHANT.

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