‹ Œuvres choises de Desportes, BertautChapitre 56 sur 193 · ACTE II, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IV

De ce siècle déjà vous ont lait te héros.

Soumettez les deux mers aux lois de TÂDgleteire , Allez, soyez l'arbitre et l'amour de la terre; Je rendrai grâce au ciel , quand le bruit de vos faits Viendra dans la retraite où je fuis pour jamais.

Ab ! cruelle, arrêtez : vous avez dû m'entendre; Tout VOUS a dit Tardeur de l'amant le plus tendre ; ■• Et pour prix de mes feux vous fuiriez des climats Que je veux avec moi soumettre à vos appas!

Ne me dérobez point le seul bien où j'aspire; Je ne commencerai de compter mon empire , D'être , d'aimer mon sort , que du moment beureux Où vous partagerez ma couronne et mes feux... Mais non ... ce sombre accueil m'apprend que je m'abuse; Et ce n'est point vous seule ici que j'en accuse.

EUGÉNIE

Ne soi^pçonnez que moi; sur mon devoir, seigneur. Je ne connus jamais de maître que mon cœur.

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