ARONDEL, GARDES
ABONDEL.
Quel est donc notre sort?
Qu'attend-on? et pourquoi me laisse-t-on la vie? Ton crime est-il comblé, trop ingrate patrie? Renversant de tes lois le plus ferme soutien, As-tu sacrifié ton dernier citoyen?
Qu'est devenu Vorcestre? Af&euse incertiCude ! Ne puis-je m'éclairer dans mon ioquiétude?
Dans mon cœur déchiré ce doute sur son sort Revient à chaque instant multiplier la mort.
{ aux gardes. ) Vous , ministres du meurtre et de la tyrannie? Si chez vous la pitié n'est point anéantie , Répondez , rassurez mon esprit incertain , Ou comblez les horretu-s de mon affreux destin... Vous ne répondez rien ; ce farouche silence , Barbares , m'sqtprend trop ce qu'il faut que j e pense : Il est donc mort 1 frappez , terminez mon malheiu* ; Qui versera mon sang sera mon bien^teur ; Achevez de briser la chaîne déplorable Qui captive mon ame en ce séjour coupable \ Et, délivrant mes yeux 'de l'aspect des mortels , Sauvez-moi de l'horreur de voir des criminels.
ibïGoo^lc
aSs EDOUARD 111.