JANVIER
Ce discours prononcé en séance publique, le 29 janvier 1846, parut généralement trop long. « L'écrivain solitaire » ne se contenta pas d"y faire l'éloge d'Etienne, chansonnier aimable, puis auteur des Deux Gendres^ polémiste infatigable du Nain jaune^ de la Minerve et du Constitutionnel — éloge que Sainte-Beuve a mis au point dans ses Portraits littéraires^ III, 3g6.
Il tint à faire devant tous son examen de conscience de poëtc et d'artisan de la parole.
— Le premier extrait marque l'opposition de nature entre les K maîtres de la pensée » et les « guides éloquents des grandes nations ». Ce furent ces quelques pages qui attirèrent au récipiendaire une réponse déplaisante, voire de M. Mole.
— Le second extrait faisait l'histoire — en raccourci — du mouvement romantique, évoquait, quelque vingt ans après, cette « génération littéraire novatrice, sérieuse et passionnée » qu'Etienne, tenant d'une doctrine opposée, avait vu se former sous ses 5'eux.