‹ Œuvres choisiesChapitre 40 sur 49 · ÉPIGRAMMES · texte numérisé non relu

ÉPIGRAMMES

ris, que suit toujours une troupe charmante

D'amours et d'enjoùments , Et qui sur l'art de plaire en sait plus à quinze Que sa mère à cinquante, [ans

Comme nous disputions d'un ton trop véhément ,

Elle se leva de sa chaise

Et vint nous dire brusquement :

Je n'aime point le bruit. Messieurs; que l'on se taise! Le bruit pourtant, repris-je, est dans vos intérêts; Il parle incessamment de votre air, de vos traits. De cet esprit brillant dont vous êtes pourvue, Et soumet au pouvoir de vos jeunes attraits

Ceux qui ne vous ont jamais vue.

Seroit-ce un sentiment jaloux Qui fait que notre bruit vous choque et vous offense?

Car il n'est point de fille en France

Qui fasse du bruit comme vous.

A toutes ces raisons elle étoit insensible , Et d'un froid outrageant me payoit mes douceurs, Quand j'ajoutai : seroit-il bien possible Qu'on ne put pour le bruit adoucir vos rigueurs ? Le bruit parle pourtant de votre mariage. A ces mots un souris brille sur son visage , Et de son feint coun^oux chasse l'obscure nuit.

Changeons, dit-elle, de langage;

Si vous m'en disiez davantage

Vous me feriez aimer le bruit.

Pièces Diverses.

Pour mettre au-dessous du portrait de Benserade.

e bel esprit eut trois talents divers, j)^3) Qui trouveront l'avenir peu crédule : De plaisanter les grands il ne fit point scru Sans qu'ils le prissent de travers ; [pule," Il fut vieux et galant sans être ridicule, Et s'enrichit à composer des vers.

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