‹ Œuvres choisiesChapitre 108 sur 244 · ACTE V, SCENE V. xiï · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE V. xiï

J'aùrois voulu qu'un traître, à son heure dernière, Sentît qu'il expiroit sous le vengeur d'un père.

Albert va nous poursuivre et venger son trépas ; JNL'.is, nés républicains, nous sommes tous soldat». Aisément la valeur sur le nombre l'emporte ; Contre ses ennemis la Suisse est assez forte : A^ous voyez tous ces lacs dont ces lieux sont coupes , Ces chaînes de roclicrs et ces monts escarpés , Pioulevards des cantons, abris de nos campagnes ; Albert ne peut percer jusque dans nos montagne» Que par les délilés qui serrent nos vallons. Avant leur arrivée, emparons-nous des monts ; De nos mains ébranlons des roclies toutes prêtes , Qui ,dès qu'ils paroilront, rouleront sur leurs tètes. Le trouble et le désordre une /ois dans leurs langs , Tombons, fondons sur eux ainsi que des torrents ; Que la flèche et l'épée, étendant le ravage , Des bataillons rompus fasse un vaste carnage ; Qu'il ne leur reste enfin, pour arrêter nos coups. Que leurs débris sanglants semés entre eux et nons.

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