‹ Œuvres choisiesChapitre 132 sur 244 · LI. E C É ÎJ K R A I · texte numérisé non relu

LI. E C É ÎJ K R A I

A. trêve que je viens il'accorder à la ville A uos ffuerriers ici laisse nn accès facile ; Hors des murs ce parvis et ce temple bâiis Sont un lieu de franchise ouvert aux deux partis. La foi de l'Indien ne peut m'ètre suspecte , Et la guerre a des lois que par-tout on respecte.

L 'officier.

Je sais que de ce temple à Brama consacre L'honneur a fait pour nous un asile ;!ssuré ; Mais par le gouverneur la trêve demandée, Seulement pour un jour, lui vient d'être accordée. Un jour suf/ira-t-il pour enlever les corps Des guerriers malheureux qu'ont vus périr ces bords. Indiens ou François, victimes du carnage, Sans sépulture encor sur ce- triste rivage .•"

LE GÉNÉRAI

En mettant à la trêve un ternie aussi prochain , En menaçant ces murs de l'assaut pour demain, •Te sers les assiégés , et pour eux je prolite Des extrémités même où leur ville est réduite. Déjà de trop de sang ce rivage est baigné ,

i5o LA VEUVE DU MALAEAR.

Sauvons celui du moins qui peut être épargné.

Quelque avantage , ami , qu'on clierche dans la guerre ,

Compense-t-il les maux qu'elle apporte à la terre?

A regret cependant je vois ce peuple entier

En esclave asservi par le Rramine altier ;

Son art est d'échauffer les esprits en tumulte .

Et de les alarmer sur les mœurs , sur le culte ;

Je les ai rassurés : ils ont su que mon roi ,

En m'envoyant vers eux , n'exige que leur ici.;

Qa il n'est rien dans leurs lois qu'il veuille qu'on renverse ,

Qu'il ne veut seulement , pour les soius du commerce ,

Qu'un port oùsesvaisseauxpartis pour l'Indoslau ,

Puissent se reposer sur le vaste Océaq.

Mais' apprends sur ces Lords quel autre soin m'amène ;

Que j'aime , que j'adore uue jeune Indienne ; Que trois ans sont passés , depuis qu'en ces climats

Un voyage entrepris me lit voir tant d'appas ;

Que dans ces mêmes murs, malgré l'usage austère,

Je la vis quelquefois , de l'aveu de son père ;

Que je lui plus, qu'épris du plus ardent amour

Je conçus le projet de l'épouser un jour;

Que je vis vers moi seul sa jeune ame entraînée

Du moins avec tout autre éluder l'hyménée ;

Qu'en l'rance rappelé par les lettres des miens

Je partis éperdu , j'emportai mes liens;

Et que si j'ai brigué l'honneur de l'entreprise

Par qui cette cité nous doit être soumise,

Ce fut encore , ami , pour revoir un séjour

Où j'ëlois en secret rappelé par l'amour.

Mais c'est trop t'arrêter, cours, informe-toi d'elle:

Son nom est Lanassa ; j'attends tout de ton zèle.

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