‹ Œuvres choisiesChapitre 150 sur 244 · LE G É N É R^ A L · texte numérisé non relu

LE G É N É R^ A L

Je sais trop votre ra<;e , A quelle cruauté le nom de frère engage.

LE JEUNE BRAMINE

Ne me confondez ()oint , par grâce , avec les miens. Non, je sais mieux du sang respecter les liens. Ma sœur prête à périr par des lois inhumaines , Sur un bûcher ! ah dieux .' son sang crie en mes veine. : Pour un objet si cher je pourrai tout braver, Je suis Européen dès qu'il faut la sauver ; Attendez tout de moi, seigneur.

LE GÉNÉRAL

Vous l'avez vue !

Est-il vrai qu'à la mort elle soit résolue :'

LE JEUNE BRAMINE

Vous en seriez surpris , vous en seriez toaché. A son cruel devoir son cœur est attaché ; Devoir d'autant plus dur à son auie asservie , Qu'on croit que cet hymen qui lui coîite la vie N'étoit point le lien que son cœur eût choisi.

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