BAR H E-VE ET
l'u te perds avec moi.
STAUTEMBOURG.
J 'en ferols mon honneur.
>'oas mourez innocent 1 quel sort plus déploiable .'
igS FRAG]\JENTS DE BâRXEVELT.
BARNEVELT
Aimerois-ta donc mieux me -voir mourir coupable?
STACTEMBOURG.
Le supplice est toujours un opprobre apparent.
I BARNEVELT
Mon trépas fait ma gloire.
STAUTEMBOURG.
En uie désespérant.
Suivez-moi : serez-vons , dans ce péril extrême . "Votre tyran ,1e mien, plus que Maurice même .'' Par les larmes d'un fils laissez-vous attendrir.
( il se jette à ses pieds. )
BARNEVELT
Tu ne gagneras rien, mon fils, je sais mourir.
STAUTEMBOURG, se relevant.
Hé bien ! acceptez donc un malheureux serrice , Le seul en mon pouvoir...
BARNEVELT
Comment ?
STAUTEMBOURG.
Cruel Maurice, Ou m'auras-tu réduit !
BARNEVELT
Quel désordre est le tien !
STAUTEMBOURG.
Dans ces extrémités il vous reste uu moyen ; La nature en frémit.
BARNEVELT
Quelle terreur t'agite .•*
STAUTEMBOURG.
L'honneur me détermine où la nature hésite. Mon père , pardonnez.
BARNEVELT
Quel est dune ton dessein ?
STAUTEMBOURG.
Déchirant pour un fils , révoltant, inhumain :