ACTE III, SCENE VII
Vous VOTCZ... c'en est fait... () douleur trop aiueie... I Je me suis séparée... Avez-vous pu vouloir....'' J'ai perdu mou époux... je suis au désespoir! Sort fatal ! uuit d'horreurs! oracle affreux... !
t>A NAUS.
Va , cesse D abandonner ton cœur au remords qui le presse. Tu viens de ni'assurer le repos et le jour ; Tu m'as prouvé ta foi , ton zèle , ton retour ; Oui, ta soumission après ta résistance Des droits du .sang sur toi montre mieux la puissance. Tes sœurs ii'onl immolé que des objets hais ; Elles se satisfont ; c'est toi qui m'obéis , Toi qui fais de l'amour un entier sacrifice. Coiubien faut-il qu'un père à jamais te chérisse , D'avoir su te résoudre à l'effort rigoureux De servir ma vengeance aux dépens de tes feux? Tu m'osois résister et trahir r"ia famille ; Je ne m'en souviens plus, tu redeviens ma fille.
( Hiipermncstre se levé. ) Oublie au sein dun père un mortel odieux Que tu n'as immolé que par l'ordre des dieux : Tu frémis dans mes bras... ! D'un vain regret saisie , Te repens-lu du soin que tu prends de ma vie? Ne regarde qu'un père, imite en tout tes soeurs.
HYPERMNESTRE
Ces moments sontaflreux, pardonnez à mes pleurs ; Je ne puis retenir ma douleur et ma plainte.
( à part. ) (à D.uiaiis. )
Je crains de me trahir. De tant de maux atteinte. Souffrez du ujoins, seigneur, que j'aille loin de vous Renfermer mes regrets, el23leurer mon époux.