‹ Œuvres choisiesChapitre 64 sur 244 · TE LI · texte numérisé non relu

TE LI

C'est trop t'exagérer les maux que tu redoutes. Tu ne les connois pas ces moyens dont tu doules.

r, L ÉOF É.

.Te sais que, pour compter sur un heureux succès, Trop peu de citoyens secondent les projets.

TELL

Taudis que sous le joug qui l'accable et l'outrage , La Suisse laisse eucore abattre son courage, Uri , Schwitz , Underwald , gardent avec fiei té Le profond sentiment de notre liberté; C'est aux cœurs indomtés, et tels que sont les nôtres , C'esl à nos trois cantons à réveiller les autres. Nous n'exciterons point des esprils énervés , Morts à la liberté dont on les a privés , Insensibles au joug, et ne pouvant reprendre Ou conserver le bien que l'on voudroit leur rendre. Loin des troubles civils qui perdent les états, Nous ne livrerons point de ces tristes combats Où les concitoyens , les amis, et les frères , Sont jetés au hasard dans des partis contraires, Où , pour voir triompher un .;,'éuéreux dessein , Dans un sang que l'on aime il faut plonger sa main; Ici , la même cause et nous arme et nous lie. D'un côté , nos tyrans, de l'aulre .la pairie; l'A , loin que nos combats doi\ent la déchirer, (!'est au bruit de nos coups qu'elle va respirer; Tu connois nos serments, on vient, sois rassurée. Renferme au moins la crainte où Ion ame est livrée.

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