‹ Œuvres choisies; avec une introdChapitre 3 sur 74 · DORAT · texte numérisé non relu

DORAT

Ces quelques quatrains résument la destinée de Dorât. Il fut trop loué pendant sa vie, en dépit de ses ennemis assez nombreux, et trop dédaigné aussitôt après sa mort!

Le poète des Baisers, fis d'un conseiller du roi, auditeur des Comptes, et de Jeanne Fournel de la Koche, fille d' un avocat au Parlement, naquit à Paris, quai Malaquais, le 3i décembre 1784 ^ Fort jeune, quand il perdit son père et sa mère, Dorât passa un an dans la première compagnie des mousquetaires du Koi [i-jbj-i-jbS); il est probable qu'il serait resté fidèle ii l'état niilitaire, si une vieille tante, extrêmement pieuse, ne l'avait supplié de renoncer à cette brillante carrière, dans sa pensée la plus dangereuse de toutes, parce quelle exposait à de fréquentes tentations. Il céda, non sans regret, à de si vives instances, qui, au fond, ressemblaient beaucoup, d'ailleurs, à des injonctions, et, pour se consoler, il composa une tragédie détestable intitulée : Zulica, sifflée à outrance le 7 janvier 1760, quoique le vieux Crébillon l'eût déclarée excellente.

I . Il laissait croire volontiers qu'il descendait du célèbre Jean Dorât, l'un des poètes de la Pléiade (mort, fort âgé, le 1^*' novembre i588), mais rien n'est moins prouvé.

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