D'UN DISTIQUE LATIN
LŒiL droit manque àDoris, et le gauche àCidnus; Tous deux ont en partage une beauté céleste; A ta sœur, bel enfant, cède l'œil qui te reste : Tu vas être l'Amour, elle sera Vénus.
1 . Il est intéressant de rapprocher de cette traduction faite par Dorât le madrigal suivant de M"^ de Sainctonge, qui fut à la mode vingt ans avant la naissance de l'auteur des Baisers :
Tu ne viens, bel enfant, que de paraître au jour, Tu ne sais pas encor le prix de la lumière : Fais présent de ton ail à ta charmante mère. Elle sera Vénus, et tu seras l'Amour.
{Poésies diverses de Madame de Sainctonge, seconde édition. Tome l". — In-i2. — A Dijon, chez Antoine de Fay, imprimeur des Etats, place du Palais, à la Bonne-Foi.