‹ Œuvres choisiesChapitre 40 sur 103 · POUR ESTRE ES SA GRACE · texte numérisé non relu

POUR ESTRE ES SA GRACE

Si jamais fut un paradis en terre, Là où lu es , là est-il sans mentir : Mais tel pourroit en toy paradis qucrrc

DE CLÉ:ME]SiT MAROT. i53

Qm ne viendroit fors à peine sentir ; Car heureux est qui souffre pour tel bien, Doncques celui que ta aymerois bien , Et qui receu seroit en si bel estre , Que seroit-il? Certes, je n'en scay rien. Fors qu'il seroit ce que je vouldrois estre.

A ANNE, qu'il regrette.

Inco>"ti>-e>-t que je te vi venue.

Tu me semblas le cler soleil des cieux Qui sa lumière a long^-temps retenue, Puis se faict veoir luisant et giacieus. Mais ton départ me semble une grand' nuë Qui se vient mettre au-devant de mes yeux : Pas n'eusse creu que de joie advenue Fnst advenu regret si ennuyeux.

DU LIEUTENANT-CRDIINEL ,

ET DE SEMBLAXÇAY.

LoRS que Maillart juge d'enfer menoit A Montfaucon Semblancav Tame rendre ,

i54 ŒUVRES

A vostreadvis, lequel des deux tenoit ]\leilleur maintien ? Pour le vous feire entendi'e , Maillart sembloit liomme qui mort va prendre; Et Semblancay fut si ferme vieillart, Que Ton cuydoit pour vrai qu'il menoist pendre A Montfaucon le lieutenant Maillart.

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