A ANNE, LUI DÉCL A.RANT SA PENSÉE
Puis qu'il vous plaist entendre ma pensée , Vous la sçaurez , gentil cueur gracieux ; Mais je vous pri, ne soyez offensée Si en pensant suis trop audacieux.
Je pense en vous, et au falacieux Enfant Amour qui par trop sottement A fait mon cueur aymer si hautement.
Si hautement , hélas ! que de ma peine
i64 ŒUVRES
N'ose espérer nn brin d'allégement , Quelque douceur dequoy vous soyez pleine.
A MAURICE SCEVE, LYONOIS.
E>- m'oyant chanter quelque fois Tu te plains qu'estre je ne daigne Musicien , et que ma voix Mérite bien que l'on m'enseigne ; Toire que la peine je preigne D'apprendre ut, re , my, fa , sol, la : Que diable veux-tu que j'appreigne?
Je ne boy que trop sans cela.