‹ Œuvres choisiesChapitre 56 sur 103 · A ANNE, LUI DÉCL A.RANT SA PENSÉE · texte numérisé non relu

A ANNE, LUI DÉCL A.RANT SA PENSÉE

Puis qu'il vous plaist entendre ma pensée , Vous la sçaurez , gentil cueur gracieux ; Mais je vous pri, ne soyez offensée Si en pensant suis trop audacieux.

Je pense en vous, et au falacieux Enfant Amour qui par trop sottement A fait mon cueur aymer si hautement.

Si hautement , hélas ! que de ma peine

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N'ose espérer nn brin d'allégement , Quelque douceur dequoy vous soyez pleine.

A MAURICE SCEVE, LYONOIS.

E>- m'oyant chanter quelque fois Tu te plains qu'estre je ne daigne Musicien , et que ma voix Mérite bien que l'on m'enseigne ; Toire que la peine je preigne D'apprendre ut, re , my, fa , sol, la : Que diable veux-tu que j'appreigne?

Je ne boy que trop sans cela.

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