‹ Œuvres choisies d'Antoine Pierre Augustin de PiisChapitre 10 sur 165 · LA LEÇON DU TEMPS · texte numérisé non relu

LA LEÇON DU TEMPS

Aia : J*^tait bon chaMenr autrefois

BivANT Tautre jour sur le seuil De ma cabane solitaire, Dans les airs, au premier coup^ d'ceil, Je crus voir Fenfant de Gythère ; Et je me dis de bonne foi :

Puisque TAmour passe et repasse , De rentrer un moment chez moi Sans doute il me fera la grâce.

Hélas ! au lieu de Gupidon A ma porte je vois descendre Un dieu sévère , un dieu barbon , Dont l'habit est couleur de cendre.

Sur les vertèbres de son dos Traînent deux ailes déplumées , Et d'une horloge cft d'une faulx Ses deux mains sèches sont armées.

Il me dit : — En vain tu prétencU Esquiver ma leçon su]M*éme ; Il te faut apprendre du Temps A te bien connaître townéme. ^

— Oh ! vous ne valez pas l'Amour, Repris*je; il était si bon maître !...

C'étaient les belles tour à tour Qu'il m'apprenait à bien connaître.

— Je veux par de nouveaux égards Conquérir enfin ton éloge;

Ici pour fixer tes regards

Je vais déposer cette horloge, ...

— Ah1 l'Amour par de tek présens !N'eùt point attristé ces demeures : « Je compte avec vous les instaus; Avec lui j'oubliais les heures.

— Hé bien , badine avec la faulx Qui doit un jour finir tes peines.

— Les flèches du dieu de Paphos De me plaire étaient plus certaines...

•— Des vains joujoux de cet enfant A mon arme quelle distance !

— Ton arme donne le néant; Ses joujoux doxment l'existence.

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DIALOGUE

DU TÂUDEYILLE ST DS tA MV5IQUE.

AtA t Tûtk btnneQT efet , Cutheritie.

LA MUSIQUE

Je tou^ croyais, mon cbér père, Au nombre des trépassés.

LE YAUDEYILLE.

Oh ! qae nimni dà , ma ciière :

Je dormais ; c'est bien assez.

LA MUSIQUE

Çà , quel projet vous agite?

LE VAUD^yiLLE.

J'attends , comme de raison »

Que vous m'offiriea& un gîte Dans votre propre maison.

LÀ MUSIQUE

J'en serais désespérée ; J'aurais à rougir de vous.

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