LA LEÇON DU TEMPS
Aia : J*^tait bon chaMenr autrefois
BivANT Tautre jour sur le seuil De ma cabane solitaire, Dans les airs, au premier coup^ d'ceil, Je crus voir Fenfant de Gythère ; Et je me dis de bonne foi :
Puisque TAmour passe et repasse , De rentrer un moment chez moi Sans doute il me fera la grâce.
Hélas ! au lieu de Gupidon A ma porte je vois descendre Un dieu sévère , un dieu barbon , Dont l'habit est couleur de cendre.
Sur les vertèbres de son dos Traînent deux ailes déplumées , Et d'une horloge cft d'une faulx Ses deux mains sèches sont armées.
Il me dit : — En vain tu prétencU Esquiver ma leçon su]M*éme ; Il te faut apprendre du Temps A te bien connaître townéme. ^
— Oh ! vous ne valez pas l'Amour, Repris*je; il était si bon maître !...
C'étaient les belles tour à tour Qu'il m'apprenait à bien connaître.
— Je veux par de nouveaux égards Conquérir enfin ton éloge;
Ici pour fixer tes regards
Je vais déposer cette horloge, ...
— Ah1 l'Amour par de tek présens !N'eùt point attristé ces demeures : « Je compte avec vous les instaus; Avec lui j'oubliais les heures.
— Hé bien , badine avec la faulx Qui doit un jour finir tes peines.
— Les flèches du dieu de Paphos De me plaire étaient plus certaines...
•— Des vains joujoux de cet enfant A mon arme quelle distance !
— Ton arme donne le néant; Ses joujoux doxment l'existence.
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DIALOGUE
DU TÂUDEYILLE ST DS tA MV5IQUE.
AtA t Tûtk btnneQT efet , Cutheritie.
LA MUSIQUE
Je tou^ croyais, mon cbér père, Au nombre des trépassés.
LE YAUDEYILLE.
Oh ! qae nimni dà , ma ciière :
Je dormais ; c'est bien assez.
LA MUSIQUE
Çà , quel projet vous agite?
LE VAUD^yiLLE.
J'attends , comme de raison »
Que vous m'offiriea& un gîte Dans votre propre maison.
LÀ MUSIQUE
J'en serais désespérée ; J'aurais à rougir de vous.