LES TROIS GUICHARD
Al A : PrenoBi d*aboTd l'air bien raëchant.
A LA gloire des trois Bernard On connaît les vers de Voltaire ; A la gloire des trois Guichard Il me tarde aujourd'hui d'en &ire :
Qu'ils me pardonnent tous les trois La licence que je m'arroge; Leur plume , leur lyre , leur voix Sont les trois points de mon éloge.
Ce début trop complimenteur Leur fait faire un peu la grimace ; Je ne leur yeux point , en honneur»
Casser l'encensoir sur la face :
Du haut de mon petit trépié, Tout en buvant , comme un augure Je veux leur dire sans pitié Leur bonne ou mauvaise aventure.
Contre la verge du destin Cest vainement que tu regimbes > Conteur tant soit peu libertin; Guichard , je te vois dans les limbes. . . • De tes vers jojreux et piquans Uinfluence sera notoire, Puisqu'ils feront trouver le temps Rapide, même en purgatoire.
Toi , Guichard le compositeur.
Revenant à tes goûts antiques.
Tu feras dans le ciel en chœur Chanter tes motets angéliques ; Puis , pour rendre de Belzébuth Toute délation stérile.
Tu t'en iras pincer du luth En face de sainte Cécile.
Quant à toi , Guichard le chanteur, ^Puisque tu fais donner au diable Tout artiste et tout amateur Qui cherche un goût au tien semblable, Parmi les damnés on t'attend ; Mais ta voix charmant leurs supplices.
Les sombres états de Satan Deviendront des lieux de délices.
%mnjv>r>/v»fi.(V%->f>r>i w\ Wfcn-^ *^*r~ \^^%^f^^t^0^n^f*^^f*^n0% *ttf%%A^%/y^f^mMmi^M*^M0^