‹ Œuvres choisies d'Antoine Pierre Augustin de PiisChapitre 110 sur 165 · CE QUI REND LE CŒUR GAI · texte numérisé non relu

CE QUI REND LE CŒUR GAI

Aia : La Cuira dondaÎDey bon*

Quand j'étais garçon J'allais en campagne Chercher sans façon Gentille compagne. — Bon!

— Oui , mes amis , c'est là , n^orgué , Ce qui rend le cœur g^ l

Un jour Lisimon, . Homme plein de faste , Me dit : — J*ai , Damon , Un jardin bien yaste.

—Bon!

— Vas-y du matin; c'est, morgue.

Ce qui rend le cœur gai ! — ^

Fort de sa leçon, Dès Taube vermeiile Aux chaotts du pmaon J'y prête l'oreille:

Boni Mais non y ce n'est pas là, morgue»

Ce qui rend le cœur gai.

Comme de raison Je passe en revue Le moindre ga^on, La moindre avenue:

Bon!

Mais non, ce n'est pas là, morgue ^ Ce qui rend le cceuv gai.

Tel qu'im papiUon Je fais l'înTentaire Des fleurs qu'à foison M'o£&e le paiterre :

Bon!

Mais non , ee n'est pas là , morgue, Ce qui rend le cœur gai.

Je mange en glouton Une énorme pèche > Et d'un gros melon Une tranche firaiche:

Bon!

Mais non , ce n'est pas là , morgue y Ce qui rend le cœur gai.

Par hasard Marton Vient sur la terrasse:

Non loin du menton Soudain je l'embrassé:

Bon!

]\Iais je désire encor, morgue ^ Ce qui rend le cœur gai.

Ce joli tendron Qu'agite la crainte, Par distraction Fuit au labyrinthe :

Bon î Je l'attrapa , et j'obtiens » morgue ^ Ce qui rend le cœur gail

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