‹ Œuvres choisies d'Antoine Pierre Augustin de PiisChapitre 20 sur 165 · D'UN POETE DE CAMPAGNE · texte numérisé non relu

D'UN POETE DE CAMPAGNE

^iK : La lumiëre la pins parau

Ije rossignol dans la plaine Module ses doux accens :

Paul l'écoute avec Hélène , Et l'amour trouble leurs sens.

Le gage de leur tendresse Aura la vigueur de Paul , DHélëne la gentillesse , Et la voix du rossignol.

n ne faut pas nous attendre Que dans le temple de Mars Jamais il ira suspendre De glorieux étendards ; Ni que sa main criminelle , Guidant un marteau vénal , Doive arracher à Gybèle Ses entrailles de métal.

Par un innocent délire

Entraîné vers Apollon ,

Il écoutera sa lyre

Du bas du sacré vallon J ,

Et lorsque sur la nature

Demain Phébus aura lui ,

li chantera la verdure

Des prés naissans comme lui.

Si quelque jour sous l'ombrage

Sop coeur vient à s'enflammer^

Une belle dii village

S'approchera pour Vdm^er :

Il hâtera sa défe^te

En firedonnant ses ârdew*s ^

Et reprendra ça musette*

Pour célébrer ses fayews,

Loin du tourbillon des villes Et du tonnejre des cours ^ Combien les parques tranquilles Lui fileront de beaux jours !

Il caressera sans cesse ^

Variant «ses dou» travaux , Ou sa xaas^f on $^ m^tresse^ Sans Tmcovfxer de |i?gu^w

(59) Et qaand la Mort , d'aventure Se trouvant en son chemin , Au fond d'une tombe obscure Le conduira par la main » ' U j suivra cette vieille Sans frayeur et sans regret.

Gomme oxk l'aura vu la veille Entrer dans une forêt.

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