‹ Œuvres choisies d'Antoine Pierre Augustin de PiisChapitre 22 sur 165 · L'ORME ET LE VOYAGEUR · texte numérisé non relu

L'ORME ET LE VOYAGEUR

Aia : Mon petit cœur à chaque instant soupire. LE yOTAGEUft.

Orme indiscret , tu m'apprends que Délie Crut dans ces lieux aux s^mens d'Eurylas; Faut-il qu'ainsi leur bonheur se publie ! Les voyageurs ne t'interrogeaient pas.

Quoi ! sous ces noms j'en vois trente à la file Qui deux par deux sont tracés au hasard I Va, dans le feu tu serais plus utile; Orme indiscret, on te coupe trop tard*

l'orme.

O voyageur, que ta plainte est amëre I Rends donc justice à mes vf ais setitimens : Enfant des bois , je chéris le mystère , Et je voudrais l'inspirer aux amans ; Mais c'est en vain que cet asile est sombre; A leurs amours l'orgueil vient se mêler : Quand j'ai voilé leurs plaisirs de mon ombre, Us forcent tous mon écdrce à parler.

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