CMTIQUÉ DU JOURNAL DE PARIS
AI& : Detoof Ifteapucini du mondai
A CE journal je m^mtéresse.
Disait une vieille comtesse ; Mais c'est un abus sans pareil , Et dont tous les matins j'endève , D y marquer Theure où le soleil Pour ces petits bourgeois se lève.
Pourquoi du coucher de la lune , Disait un filou sur la brune , Ces messieurs font-Us mention?
D'une police trop perverse C'est seconder l'intention Pour écraser notre commerce.
Morbleu ! disait le chantre Arsène ,
A quoi bon mesurer la Seine?
Quand les flots en seraient haussés ,
Je suis bien sûr que la rivière
Ne montera jamais assez
Pour pouvoir entrer dans mon verre. .
( io5 )
Us devraient bien ces journalistes , Disaient les Quinze-Vingts tout tristes , Oter, pour nous faire leur cour, Deux articles peu nécessaires ; Celui des époques du jour, Avec celui des réveriïëres.
Il ne faudrait jamais permettre * Disait un grave géomètre > Tous ces impromptus nouveau-nés Qu'en tète du journal on trouve ; Car, fussent-ils des mieux tournés , Qu'est-ce au fond que tout cela prouve?
Mais , dit un libraire , on nous berne Quand de quelque écrivain moderne On nous y vante les travaux :
]>['est-ce donc pas une sornette D'annoncer les livres nouveaux?
Ce sont les vieux seuls qu'on achète.
Article traits de bienfaisance , Dit Harpagon : quelle imprudence De m'oubHer directement, Moi qui dans mainte circonstance Recommande sincèrement Les pauvres à la Providence I
(io6)
Tout en vacillant sur son siège Un cocher disait : Tromperai-je Maintenant mon maître au besoin?
Hclas ! après l'extrait des livres , En indiquant le prix du foin Le journal nous coupe les vivres.
A tant d'annonces de spectacle,
Dit un sourd, je veux mettre obstacle j
Je n'entends rien à tout cela ;
Mais simplement je leur accorde ,
Pour remplir cette page-là ,
De parler des danseurs de corde.
Dé tous les payeurs dé la ville Je soutiens la liste inutile , Disait un jeune cadédis ; Et la preuve en est évidente ,' Car mes amis et moi , sandis I Nous n'avons pas un sou dé rente.
Quant aux nouvelles funéraires , S'écriaient certains légataires , Je les trouve trop empressés ; Nous hériterions seuls peut-^tre S'ils accordaient aux trépassés Quelques jours pour se reconnaître.
( lo? > Da journal par antipathie Chacun critique une partie.
En est-ce ainsi du rimailleur Dont on y condamne les pièces?
Non ; son Apollon férailleur Mettra toute la feuille en pièces.
( ïo8)
n/V^%/*^^fV%%IV%^^%^^^tf^^l^^WV^%M^f^/V%^A^^^f*f^*^^^tW%^t%>^/i^^/V^^^^^V^%/V%%/%/%