‹ Œuvres choisies d'Antoine Pierre Augustin de PiisChapitre 37 sur 165 · CMTIQUÉ DU JOURNAL DE PARIS · texte numérisé non relu

CMTIQUÉ DU JOURNAL DE PARIS

AI& : Detoof Ifteapucini du mondai

A CE journal je m^mtéresse.

Disait une vieille comtesse ; Mais c'est un abus sans pareil , Et dont tous les matins j'endève , D y marquer Theure où le soleil Pour ces petits bourgeois se lève.

Pourquoi du coucher de la lune , Disait un filou sur la brune , Ces messieurs font-Us mention?

D'une police trop perverse C'est seconder l'intention Pour écraser notre commerce.

Morbleu ! disait le chantre Arsène ,

A quoi bon mesurer la Seine?

Quand les flots en seraient haussés ,

Je suis bien sûr que la rivière

Ne montera jamais assez

Pour pouvoir entrer dans mon verre. .

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Us devraient bien ces journalistes , Disaient les Quinze-Vingts tout tristes , Oter, pour nous faire leur cour, Deux articles peu nécessaires ; Celui des époques du jour, Avec celui des réveriïëres.

Il ne faudrait jamais permettre * Disait un grave géomètre > Tous ces impromptus nouveau-nés Qu'en tète du journal on trouve ; Car, fussent-ils des mieux tournés , Qu'est-ce au fond que tout cela prouve?

Mais , dit un libraire , on nous berne Quand de quelque écrivain moderne On nous y vante les travaux :

]>['est-ce donc pas une sornette D'annoncer les livres nouveaux?

Ce sont les vieux seuls qu'on achète.

Article traits de bienfaisance , Dit Harpagon : quelle imprudence De m'oubHer directement, Moi qui dans mainte circonstance Recommande sincèrement Les pauvres à la Providence I

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Tout en vacillant sur son siège Un cocher disait : Tromperai-je Maintenant mon maître au besoin?

Hclas ! après l'extrait des livres , En indiquant le prix du foin Le journal nous coupe les vivres.

A tant d'annonces de spectacle,

Dit un sourd, je veux mettre obstacle j

Je n'entends rien à tout cela ;

Mais simplement je leur accorde ,

Pour remplir cette page-là ,

De parler des danseurs de corde.

Dé tous les payeurs dé la ville Je soutiens la liste inutile , Disait un jeune cadédis ; Et la preuve en est évidente ,' Car mes amis et moi , sandis I Nous n'avons pas un sou dé rente.

Quant aux nouvelles funéraires , S'écriaient certains légataires , Je les trouve trop empressés ; Nous hériterions seuls peut-^tre S'ils accordaient aux trépassés Quelques jours pour se reconnaître.

( lo? > Da journal par antipathie Chacun critique une partie.

En est-ce ainsi du rimailleur Dont on y condamne les pièces?

Non ; son Apollon férailleur Mettra toute la feuille en pièces.

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