‹ Œuvres choisies d'Antoine Pierre Augustin de PiisChapitre 57 sur 165 · LA COQUETTERIE · texte numérisé non relu

LA COQUETTERIE

AiA : ChaoMDf chanioii.

ILncor parler coquetterie !

Croit-on qu'un tel sujet me rie?

Nenni, morbleu; Ici deux de mes chansonnettes Ont sur les kaisers des coquettes

Déjà fait feu.

L'Amour, propice aux infidèles > Avec les femmes peu cruelles

Par trop galant , Dit que le mot coquetterie !N'est que du mot étourderie

L'équivalent.

Mais l'Hymen , qui sur la morale Fonda l'union conjugale ,

Dit en jurant i Que le mot de coquetterie Du mot dur de coquinerie

Est le parent.

( i8a ) *Aa fait> mesdames, quand vous êtes De mère en fille des coquettes ,

Gare aux vertus !

De père en fils , nous autres hommes , Je dirais bien ce que nous sommes;

Mais non ; motus !

Pour nous venger de cette injure Reposons-nous sur la nature»

Qui tôt bu tard Par une vieillesse flétrie Sait punir la coquetterie ,

FiUe de l'art.

Il vient un jour où la coquette.

Au rouge , aux airs , à la toilette

Disant adieu.

Hideuse , pâle et médisante , Acariâtre et suffisante ,

Croit plaire à Dieu.

Et quant au petit-maltre imberbe Qui fait trop tôt le coq superbe ,

Favorisé , A trente ans se grattant la tête , U fait le rôle triste et béte

De coq usé.

(iW)

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