‹ Œuvres choisies d'Antoine Pierre Augustin de PiisChapitre 89 sur 165 · LA FRIANDISE D£ CLÉOPATRE · texte numérisé non relu

LA FRIANDISE D£ CLÉOPATRE

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LA PERLE AU YINAIGftK

AI& : FéttLfê bon chatteur «utrefoît.

QiTS »e sommes-nous près da Nil , Att lieu d'être aux bores de la Seine i A manger des gAteaux de mil, Nourriture entare nous fort saine I Là chaque soir le mameluck Chante avec la femme du pAtre , Sur des airs qu'on croirah de Gluck ^ La romance de GléopAtre.

Al A : Annctte à l'ftge de quinze am»

Au surplus, je vous Tai promis, J'en vais traduire , ô mes amis ! . .

Quelques couplets qu'on a trouvés

En Basse-Egypte

Dans une crypte , ^ • Bien conservés.

AT& : Il ëtaît une fille.

Il était une reine , Reine de grand renom , Do;»t Gléopâtre îxA le nom:

A celte souveraine, Vêtue en clair linon , Zenon N*eût pas dit non ; NonI

AIR : Madeleîiie k butt dréU paiMU ^

£in ce tempsJà précisément

UiUusireMarç-:Aatpine>9<>Qie9r^ / Comme amant et çonjme|[Ounnaiuà,

Chaque jour rempo^^ta^t la pomniç ;.

Jouant tous les jeux à ravir/

' C'était au tir, ■ ^ ^ ' '

C'était au tir

Qu^excellait ce grand triumvi^.

Air de la f^ifAra dp Sàînt-Gloud-v

Le susdit et Oéopàtre* S'écrivaient châqfue matin :

« In petto je t'idolâtre ; m Rapprochons notre destin. »

Cette ardeur, de loin nourrie , Les fit comme un double éclair Partir pour Alexandrie , Lui par terre , elle par mer.

Aif de la petite poste de Parjc*

Pour convenir du rendez-vous On se transmit les billets doux Par des pigeons intelligens j Facteurs zélés et diligens Qui dans les airs servaient gratis La poste de Rome à Memphis.

Air du Taudetille du Mainelack..

Qéopâtre et sa gondole, ' A la garde des Amours , Ont terminé sans boussole Ce voyage de long cours j Et cette reine , entourée De féminins matelots, Semble une autre Cjthé'rée Qui doit régner suf lefe fldt^.;

AX& : Chantons Imi

Chantez ma bîea aimée ^ I)ît Antoine aux soldats^ Et la troupe charmée D'entreroir tant d'appas,.

Lui répowL en chorus :

jintoniuS'Marcus Hic est alier Bacchus Çuem visitai Venus.

àXK : Du serin qui- 1« fait enWs. .

Qéopâtxe est sur le mage y

Dont le sol se trouTe un peu gras ;

Marc-Ântoine (]ui sait l'usage,

Faute de char offre son hras.

— Princesse y il fait un peu de crotte^

Mais pour vous , par mes cuisiniers y.

J'ai fait faire une matelote

Ici près aux grands Marroniers. —

Qopin dopant le .couple arrive , .

Et se caresse à qui mieux mieux ; Mais troussez bon que j^e vous prive De certains détails trop joyeux. .

Autour de la table on se ^^agi^y On brûle des parfuxxis^ on sert > Antoine boit» Antoine mazigCt. ..

Puis dit à la reine ^u dessert i -

Air de la parole.

«— Exprès pour vous je veux , je dois Faire faire une riche bague Des pierres qui sont à mes doigts Ainsi qu'au pommeau de ma dague ; Mais à prix d'or, à prix d'argent Ou youIe2->vous qiM j'appareille , Soit dans les perles d'Orient , Soit dans les perles d'Occident «

Celle qui tous pend »

Celle qui tous pend AroreiUe? —

AI A : Eh y ma mèrt! ett-c' que y sait ça*

La reine à ces mots se fâche ; Mais reprenant son souris :

— Croyez«YOus donc que j'attache A ma perle un si grand prix?

Emelraude et calcédoine D'honneur ne me tentent pas ; Mais du cteur d% Marc- Antoine , Ohl j'en &is le plus grand cas«*-^

ATA : Une fille est on oisean*

Elle dit , et subito Voilà que d'un air allègre Dans un litre de vinaigre Elle plonge son joyau:

Le joyau se décompose , Si qu'il ne reste autre chose ^ Après la métamorphose Que du vinaigre perlé.

Chacun restant bouche close , Le tout , quoique à forte dose , Par Cléopàtre est sablé.

AiA : Accompagne de plasIeuTS antree»

La reine voyant son amant

Lever les mains au firmament ,

Lui dit : — Quels gestes sont les vôtres !

C'est tout au plus vingt mille écus

Qu'à votre santé moi j'ai bus ;

Mais j'en avalerais bien* d'autres.-^

Air du pu redoubla.

Ce qu'entendant les mamfitOns ^

Us se prirent à dire :

— Remportons vite nos goujons;

Madame en pourrait rire. Pour peu qu'elle aille un si grand train

Dans son friand délire , Antoine et le peuple romain

N'auront plus de quoi frire. —

AïK : Da hant en bat*

Antoine aussi En conçut bien quelques alarmes ;

Antoine aussi En conçut bien quelque souci; Mais la belle avait tant de charmes I Chaque soldat fit haut les armes ; '

Antoine aussi.

Aia : Des fraises.

— Madame , je vous promets i Poursuivit ce fin merle, Que des beautés désormais Vous serez plus que jamais La perle , la perle , la perle*

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