LA FRIANDISE D£ CLÉOPATRE
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LA PERLE AU YINAIGftK
AI& : FéttLfê bon chatteur «utrefoît.
QiTS »e sommes-nous près da Nil , Att lieu d'être aux bores de la Seine i A manger des gAteaux de mil, Nourriture entare nous fort saine I Là chaque soir le mameluck Chante avec la femme du pAtre , Sur des airs qu'on croirah de Gluck ^ La romance de GléopAtre.
Al A : Annctte à l'ftge de quinze am»
Au surplus, je vous Tai promis, J'en vais traduire , ô mes amis ! . .
Quelques couplets qu'on a trouvés
En Basse-Egypte
Dans une crypte , ^ • Bien conservés.
AT& : Il ëtaît une fille.
Il était une reine , Reine de grand renom , Do;»t Gléopâtre îxA le nom:
A celte souveraine, Vêtue en clair linon , Zenon N*eût pas dit non ; NonI
AIR : Madeleîiie k butt dréU paiMU ^
£in ce tempsJà précisément
UiUusireMarç-:Aatpine>9<>Qie9r^ / Comme amant et çonjme|[Ounnaiuà,
Chaque jour rempo^^ta^t la pomniç ;.
Jouant tous les jeux à ravir/
' C'était au tir, ■ ^ ^ ' '
C'était au tir
Qu^excellait ce grand triumvi^.
Air de la f^ifAra dp Sàînt-Gloud-v
Le susdit et Oéopàtre* S'écrivaient châqfue matin :
« In petto je t'idolâtre ; m Rapprochons notre destin. »
Cette ardeur, de loin nourrie , Les fit comme un double éclair Partir pour Alexandrie , Lui par terre , elle par mer.
Aif de la petite poste de Parjc*
Pour convenir du rendez-vous On se transmit les billets doux Par des pigeons intelligens j Facteurs zélés et diligens Qui dans les airs servaient gratis La poste de Rome à Memphis.
Air du Taudetille du Mainelack..
Qéopâtre et sa gondole, ' A la garde des Amours , Ont terminé sans boussole Ce voyage de long cours j Et cette reine , entourée De féminins matelots, Semble une autre Cjthé'rée Qui doit régner suf lefe fldt^.;
AX& : Chantons Imi
Chantez ma bîea aimée ^ I)ît Antoine aux soldats^ Et la troupe charmée D'entreroir tant d'appas,.
Lui répowL en chorus :
jintoniuS'Marcus Hic est alier Bacchus Çuem visitai Venus.
àXK : Du serin qui- 1« fait enWs. .
Qéopâtxe est sur le mage y
Dont le sol se trouTe un peu gras ;
Marc-Ântoine (]ui sait l'usage,
Faute de char offre son hras.
— Princesse y il fait un peu de crotte^
Mais pour vous , par mes cuisiniers y.
J'ai fait faire une matelote
Ici près aux grands Marroniers. —
Qopin dopant le .couple arrive , .
Et se caresse à qui mieux mieux ; Mais troussez bon que j^e vous prive De certains détails trop joyeux. .
Autour de la table on se ^^agi^y On brûle des parfuxxis^ on sert > Antoine boit» Antoine mazigCt. ..
Puis dit à la reine ^u dessert i -
Air de la parole.
«— Exprès pour vous je veux , je dois Faire faire une riche bague Des pierres qui sont à mes doigts Ainsi qu'au pommeau de ma dague ; Mais à prix d'or, à prix d'argent Ou youIe2->vous qiM j'appareille , Soit dans les perles d'Orient , Soit dans les perles d'Occident «
Celle qui tous pend »
Celle qui tous pend AroreiUe? —
AI A : Eh y ma mèrt! ett-c' que y sait ça*
La reine à ces mots se fâche ; Mais reprenant son souris :
— Croyez«YOus donc que j'attache A ma perle un si grand prix?
Emelraude et calcédoine D'honneur ne me tentent pas ; Mais du cteur d% Marc- Antoine , Ohl j'en &is le plus grand cas«*-^
ATA : Une fille est on oisean*
Elle dit , et subito Voilà que d'un air allègre Dans un litre de vinaigre Elle plonge son joyau:
Le joyau se décompose , Si qu'il ne reste autre chose ^ Après la métamorphose Que du vinaigre perlé.
Chacun restant bouche close , Le tout , quoique à forte dose , Par Cléopàtre est sablé.
AiA : Accompagne de plasIeuTS antree»
La reine voyant son amant
Lever les mains au firmament ,
Lui dit : — Quels gestes sont les vôtres !
C'est tout au plus vingt mille écus
Qu'à votre santé moi j'ai bus ;
Mais j'en avalerais bien* d'autres.-^
Air du pu redoubla.
Ce qu'entendant les mamfitOns ^
Us se prirent à dire :
— Remportons vite nos goujons;
Madame en pourrait rire. Pour peu qu'elle aille un si grand train
Dans son friand délire , Antoine et le peuple romain
N'auront plus de quoi frire. —
AïK : Da hant en bat*
Antoine aussi En conçut bien quelques alarmes ;
Antoine aussi En conçut bien quelque souci; Mais la belle avait tant de charmes I Chaque soldat fit haut les armes ; '
Antoine aussi.
Aia : Des fraises.
— Madame , je vous promets i Poursuivit ce fin merle, Que des beautés désormais Vous serez plus que jamais La perle , la perle , la perle*