MES PRINCIPES ET MES GOUTS
Air d« la caTatine dn Boafie et la TaiEsaiw
£n erreur que de sages
Induits!
Loin des aréopages
Je fuis :
Je prends biens et maux comme
Fortoits; Mais pour être honnête homme
J'en suis.
On dit Perse et Lucrèce
Instruits e Leur style obscur me blesse ;
Je fuis.
Dans le plan qu'au Parnasse
Je suis, Moi pour le cher Horace
J*en suis.
Sommes-nous chez Loloiie
Conduits , On dresse une bouillotte ;
Je fuis:
Mais quel est ce bagage
D'étuis?
D'un bal c*est le présage j
J'en suis.
Quand de guerre il circule
Des bruits, L'égoïste articule
Je fuis.
Mais ô paix I qui désire
Tes fruits , A Mars doit d'abord dire : 7
J'en suis.
O lune ! aux esprits sombres
Tu duis ; Quand tu perces les ombres
Je fuis.
Toi, qiuind sur ma chaumière
Tu .luis , Soleil, pour ta
J'en suis I
Autour de ce parterre
Ces buis Ont un air trop austère ;
Je fuis :
Qu'ils soient $an5 plus de grâce
Détruits ; Qu'un gazon les remplace »
J'en suis.
J'avais certaine aisance ; ^
Depuis Au sein de l'e^érance
Je fuis:
Mais jusqu'à présetit , faute
D'appuis , , Pour compter sans mon hôte
J'en suis.
O vous qui par l'or êtes
Séduits , Voijis voulez des courbettes;
Je fuis :
J'aime mieux les champêtres
Réduits ; Pour l'ombrage des hêtres
J'en suis.
Sans calculer de tristes
Produits , P'ayec les alchimistes
Je fuis:
Foret en main j'approche
D'un muids, Et pour les feux de broche
J'en suis.
Chez l'insolent Eraste
Je puis Prendre un dîner de faste ^
Je fuis :
D'ortolans par'Balaine
Bien cuits, Paul m'offre une douzaine;
J'en suis.
En faveur de Feau fraîche
De puits, Partout où Zenon prêche
Je friis; Mais quand la liqueur pure
De Nuits Coule au nom d'Epicure,
J'en suis.