‹ Œuvres choisies d'Évariste ParnyChapitre 27 sur 147 · LE REFROIDISSEMENT · texte numérisé non relu

LE REFROIDISSEMENT

Ils ne sont plus ces jours délicieux, Où mon amour respectueux et tendre A votre cœur savait se faire entendre , Ou vous m'aimiez, où nous étions heureux! Vous adorer , vous le dire , et vous plaire , Sur vos désirs régler tous mes désirs, C'était mon sort; j'y bornais mes plaisirs. Aimé de vous, quels vœux pouvais-je faire? Tout est changé : quand je suis près de vous . Triste et sans voix , vous n'avez rien à dire ; Si quelquefois je tombe à vos genoux , Vous m'arrêtez avec un froid sourire.

Et dans vos yeux s'allume le courroux.

11 fut un temps, vous l'oubliez peut-être! Où j'y trouvais cette molle langueur, Ce tendre feu que le désir fait naître , Et qui survit au moment du bonheur.

Tout est changé, tout, excepté mon cœur !

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