IT. EST TROP TARD
Rappelez-vous ces jours heureux, Où mou cœur crédule et sincère Vous présenta ses premiers vœux.
Combien alors vous m'étiez chère î Quels transports ! quel égarement !
Jamais on ne parut si belle Aux yeux enchantés d'un amant ; Jamais un objet infidèle Ne fut aimé plus tendrement.
Le temps sut vous rendre volage; Le temps a su m'en consoler.
Pour jamais j'ai vu s'envoler Cet amour qui fut votre ouvrage :
Cessez donc de le rappeler.
De mon silence en vain surprise, Vous semblez revenir à moi; Vous réclamez en vain la foi Qu'à la vôtre j'avais promise :
Grâce à votre légèreté.
J'ai perdu la crédulité