‹ Œuvres choisies de B. Pascal: Pensées et opuscules. T. uniqueChapitre 6 sur 71 · X AVIS DE L KD1TEUR · texte numérisé non relu

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ces lettres, se trouve aussi dans plusieurs pages de l'apologie où Ton voit se manifester la haine des Jansénistes contre les Jésuites. La plupart des éditeurs conservent ces pages ; pour ôtre fidèle au programme de l'Œuvre des Bons livres qui promet des éditi' nexactes, nous n'avons pas cru pouvoir supprimer ces passages.

Si Pascal avait été conséquent, il n'aurait jamais attaqué cette Société toujours unie au Pape, le vrai chef de l'Église. En 1656, l'auteur des Pensées écrivait à Mlle de Roannez : « Nous savons que toutes les vertus, le martyre, les austérités et toutes les bonnes œuvres sont inutiles hors de l'Église et de la communion du chef de l'Église qui est le Pape. Je ne me séparerai jamais de sa communion, aumoinsjeprieDieudem'en faire la grâce; sans quoi je serai perdu pour jamais. Je vous fais une profession de foi... je ne l'effacerai pas ». Aveuglé par l'esprit de secte, il l'effaçait d'une manière plus ou moins consciente lorsqu'il écrivait: « Les trois marques de la religion [sont] la perpétuité, la bonne vie, les miracles. Ils détruisent la perpétuité par la probabilité ; la bonne vie par leur morale ; les miracles en détruisant ou leur vérité, ou leur conséquence (p. 164.) Si Pascal n'avait pas oublié sa profession de foi il aurait reconnu que les Jésuites étant unis au Pape avaient la vérité pour eux et que les Jansénistes, en se séparant du Pape qui condamnait leurs erreurs, rendaient inutiles « les vertus, le martyre, les austérités et toutes les bonnes œuvres ».

Les Jésuites ont toujours fait profession d'être unis au Pape, tous les Souverains-Pontifes ont reconnu en eux cette docilité et ce dévouement. S. S. Léon XIII, dans sa lettre du 13 juillet 1886, loue leur orthodoxie et leur zèle.

« Que Nos présentes Lettres soient un témoignage

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