‹ Œuvres choisies de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 170 sur 198 · TARA.RE, SPINETTE · texte numérisé non relu

TARA.RE, SPINETTE

SPINETTE, iTpan , voilée.

Gomme il est Isiil... !

Cependant il n'est point mal fait.

( Tarare te met à genoux à six pas ^ellej) l! se prosterne! il n'a point i'air'farouclie Dt^ antres monstres de ces lieui !

( ^ Tarare , d^un air de dignité. ) Maet, Totre respect me toncbe ; Je lis votre amour dans vos yeux :

tin tendre aven de votre bonclie rie pourrait me l'exprimer mieux.

TARARE, à part, se relevant.

Grands dieux ! ce n'est point Astasie , £t mon cONir allait s'exhalerl

a;» TARARE.

Dd m'étre abstenu de parler, O Brama l je te remercie.

SPTKBTTE, à part. On croirait qn'il se parle bas* Chaque animal a son langage. '

( Elle se dévoile ; Tarare la regarde, ) Pe loin, je le veux bien, contemples mes appas.

Je voudrais pouvoir davantage ; Mais un monarque, uu calife.» un sultan , *

Le plus parfait, comme le plus puissant, Ne peut rien sur mon ccenr ; il est tout a Tarare.

TARARE', s'écrie, A Tarare...!

SPIVETTE, se levant.

Il me parle.

TABAElE.

O. transport qui m'égare l Etonnement trop indiscret!

SPINETTE

Un mot a trabi ton secret!

Tu n'es pas muet! téméraire!

( Elle lui enlève son masque. V , TARARE, à ses pieds.

Madame, bêlas! calmes une juste colère!

SPINETTE, d'un ton plus doux, .Imprudent! quel espoir a pu te faire oser... TARARE, timidement.

Ah! c'est en to'accusaut que je dois m'cxcuscr.

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