‹ Œuvres choisies de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 44 sur 198 · ACTE II, SCÈNE XVIU · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XVIU

Si je ne craignais .pas votre vivacitë, je vous instruirais sur des points qu'il vous importe de savoir. Mais lorsque nous avons besoin d*nne grande prudence , il ne faudrait qu'un mot de vous , trop vif, pour me faire perdre le fruit de dix années d'observations.

£ É o IV.

Ah! s'il ne faut quètre prudent... Que crois-tu donc qu'il lui- ait dit?

FIGARO

Qu'elle doit accepter Honoré Bégearss pour époux; que c'est une affaire arrangée entre M. votre père et lui.

Entre mon père et lut ? Le traître aura ma yic!

FIGARO

Avec ces façons*là, monsieur, le traître n'aura pas votre vie ; mais il aura votre maitresse , et votre fortune avec elle.

Hé bien ! ami , pardon : apprends-moi ce ^e je dob Eure.

FIGARO

D«viner l'énigme du Sphinx , ou bien en

7a LA MERE COUPABLE.

être ddvoré. En d^auires'termes , il faut vous modérer y le laisser dire, et dissimuler avec lui.

LÉON, avec fureur.

Me modérer...! Oui, je* me modérerai.

Mais j'ai la rage dans le cœur l — M'enlever Fiorestine ! Ah ! le voici qui vient : je vais m*expliquer... froidement,

FIGARO

Tout est perdu si vous vous échappez.

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