ACTE II , SCÈNE XXIl
B É G s A ViS S , vivement.
Qu'en avez-vous faîl ?
Lorsque mon maître mHnterroge , je lui , dois compte de mes actions ; mais à vous ? je ne TOUS dois rien.
LE COMTE, en colère.
Insolent! qu*en avez^vous fait ?
FIGARO, froidement.
Je les ai portés en dépût chez M.-.Fal, totre notaire.
' .BéCEARSS.
Mais de Tavis de qui ?
FIGARO, jfîèr^mc/i«. .
Du mien ; et j'avoue que jWsuis toujours.
Je vais gagera qu'il n'en est rien.
FIGARO
Comme j'ai sa reconnaissance , vous coures risque de perdre la gageure.
BÉGEARSS
Ou s*il les a reçus , c'est pour agioter. Ces gens-là partagent ensemble ,
FIGARO
Vous pourriez un peu mieux parler d'un homme qui vous a oblige. '
8o La MÈRE COUPABLE.
Bé GEÂRS$.
Je ne lui dois rien.
Je le crob , quand t>n a hérité de quarante mille doublons de huit,,.
LE COMTH f se fdchant.
Avez- vous donc quelque remarque à nous !faire aussi là-dessus ?
FIGARO
Qui f moi ? monsieur. J*en doute d'autant moins , que i*ai beaucoup coj^nu le parent dont Monsieur hérite. Un jeune homme assez libertin , joueur , prodigue et querelleur ; sans frein , sans mœurs , sans caractère » et n*ayaat rien à lui , pas même les vices qkiî Font tué; qu'un combat des plus malheureux... ( Le Comte frappe du pied.)
B É GE A Rss, en colère.
Enfin , nous direz - tous pourquoi tous aTes déposé cet or ?
FIGARO
Ma foi , monsieur , c'est pour n'en être plus chargé. Ne pouvait-on pas le voler ? que sait-on ? il's'iufroduit souvent de grands fripons dans les maisons*..