‹ Œuvres choisies de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 92 sur 198 · ACTE IV, SCÈNE XVIII. iSq · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE XVIII. iSq

fils et .moi n'y mettrons point d'obstacle ; son bonheur nous consolera. Mais , avant de nous séparer ; que f obtienne au moins une grâce ! Apprenez— moi comment vous êtes possesseur d'une terHble lettre que je croyais brûlée avec les autres ? Quelqu'un m'a-t-il trahie ?

FIGARO, s' écriant.

Ouï ! rinfâme B^earss ; je Tai surpris tantôt qui la remettait à Monsieur.

LE COMTE, parlant t^lte.

Non , je la dois au seul ba$ard. Cfi matin , lai et moi, pour un tout autre objet, nous examinions votre écrin , sans nous douter qu'il eût un double fond. Dans le déh^t etsûus ses doigts , le secret s'est ouvert soudain , à son très-grand étonnement. Il a cru le coffre brisé !

FIGARO, criant plus fort.

Son étonnement d*un secret? Le monstre !

C'est lui qui l'a fait faire!

Z.E COMTE

• Est-il possible ?

LA COMTESSE

Il est trop vrai !

Des papiers frappent nos regards; il en

i4o LA MÈRE COUPABLE.

ignorait l'existence , et, quand j'ai voulu les lui lire y il a refusé de les voir.

SUZANNE y s'écriant.

11 les a lus cent fois avec Madame !

LE COM TE

Est-il vrai? Les connaissait-il ?

LA COMTESSE

Ce fut lui qui me les remit, qui les apporta de l'armée , lorsqu'un infortuné mourut*

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