‹ Œuvres choisies de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 106 sur 165 · ACTE III , SCÈNE XVI. 2a · texte numérisé non relu

ACTE III , SCÈNE XVI. 2a

Dans quelques mois , ta fiancée ne de'pendra plus que d'elle-même ; elle t'acceptera , j*en réponds : vis entre une épouse , une mère , tendres , qui te chériront à qui mieux mieux. Sois indulgent pour elles , heureux pour toi , mon fils ; gai , libre , et bon pour tout le monde : il ne manquera rien à ta mère.

FIGARO

Tu parles d*or, maman , et je me tiens à ton avis. Qu'on est sot , en effet ! il y a des mille mille ans que le monde roule , et dans cet océan de durée où j'ai par hasard attrapé quelque chétifs trente ans qui ne reviendront plus, j'irais me tourmenter pour savoir à qui je les dois! Tant pis pour qui s'en inquiète. Passer ainsi la vie à chamailler, c'est peser sur le collier , sans relâche , comme les malheureux .chevaux de la remonte des fleuves , qui ne reposent pas même quand ils s'arrêtent, et ffu'i tirent toujours quoiqu'ils cessent de marr cher. Nous attendrons.]

LE COMTE

Sot événement qui me dérange !

brid'oisom, à Figaro»

Et !a noblesse et le ch&teau? Vous impo^ osez à la justice.

22i LE MARIAGE DE FIGARO.

FIGARO

Elle allait me faire faire une belle sottise , la justice, après que j*ai manque, pour ces maudits cent ëcus . d*assommer vingt fob monsieur, qui se trouve aujourd'hui mon pèrel Mais, puisque le ciel a sauvé ma vertu de ces dangers, moKi,p^re, agréez mes excuses... £t vous, ma mère , embrassez-;-moi... le plus maternellement que vous pourrez. (Marceline lui saute au cou» )

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