ACTE II, SCÈNE II
cepte pas le diplôme , il va favorbér les vues de Marceline ; quoi de plus simple çnçore ?
Se venger de ceux qui nuisent à nos projets en renversant les leurs;. c*est cç que chacun fait, et ce que nous' allons faire nous-mêmes. Hé bien! voilà tout pourtant
LA COMTESSE
Pouvei-TOtis , Figaro , traiter si légèrement un dessein qui nous coûte à tous le bonheur? .
PIOARQ.
Qui dit cela , madame ?
s UZ AÏS ME.
Au lieu de t'afflif^r de nos chagrins...
fi6A9>Q* N'est-ce pas assez qye |e m'en pccupe ?
Or , pour agir aussi méthodiquement que lui , tempérons d*abord son ardeur de nç». possessions , en rinquiétant s^r Içs si^piKei^
lA CPMTE3SE.
C'est bien dit ; mais comment f
C'est déjà fait, madame; un faux airif àonné sur vous...
lao LE M\RIAGE DE FIGARO.
i;a comtesse.
Sur mûî ? La tète vous tourne !
FIGARO
^Oh ! c*est à lui qu^elIe doit tourner.
LA COMTESSE
Un homme, aussi jaloux...!
FIGARO
. Tant mieux ! Pour tirer parti des gens de ce caractère , il ne faut qu'usa peu, leur fouetter le sang .; c*est ce que les femmes enteny dent si bien! Puis les tient-on fâchés tout rouge ; avec un hrin d*intrigue on les mène où l'on veut , par le nez , dans le Guadalqùivir. Je vous ai fait rendre à Bazile un billet inconnu y lequel avertit' Monseigneur qu'un galant doit chercher à \t>us voir aujourd'hui pendant le'baL
LA COMTESSE
Et vdiis vous jouez ainsi de la vérrté sur le conipte d*ut^e femme d'honneur...
FIGARO
Il y en a peu , madame ; avec qui je Teusse osé y crainte de rencontrer juste.
• "■ LA COMTES Se.
Il faudra que je l'en remercie ! ^