‹ Œuvres choisies de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 5 sur 165 · UNE JEUNE BERGERE · texte numérisé non relu

UNE JEUNE BERGERE

PEDRILLE , piqueor du comtç.

Trou?E DE Vàleis, ^ Tmoupe DE PATSA«irB8, V personaages muets.

Tboope de Faisans , j

La scène est au ch&tean d'Aguas-Frescas , il trois lieues de Séville.

CARACTÈRES £T HABTÎ.U.MF.WS CE La' PIÈCE.

LE COMTE^ ALMAYIYA aoit <tr« joué très-noblemeiit , mais avec grâce et liberté. La corruption du cœur ne doit rieu dter au Ion ton de ses ma» nières. Dans les mœurs ile eg umfsAà, les grands traitaient en badinant toute entreprise sur les fenimes. Ce rôle est d'autant plus pénible k bien rendre , que le personnage est toujours sacrifié. Mais joué par un comédien excellent ( M. Mole ) , il a fait ressortir tons les rôles , et assuré le succès de la pièce. ' '

8on vêtement des premier et second actes est un babil de cbasse avec des bottines à mi«|ambe^ del'smcien costume espagnol. Du troisième acte )ttsi|tt1i la fin , un babit superbe de ce costume. '

LA COMTESSE 9 agitée de deux sentimens contraires) ne doit montrer (|n'«ine sensibilité réprimée^ on une colère très*modérée ; rien sur * tout qui dégrade aux yeux da spectateur son caractère aimable et vertueux. Ce rôle , un des plus difficiles de la pièce , a fait infiniment d'bonneur au grand talent de mademoiselle Saint- Vat cadette.

6on vêtement des premier , second et quatrième actes, est une lévite commode ^ et nul ornement sur la tête -s elle est cbés elle, et sensée incommodée. Au

' cinquième «de , elle a l'bsbâUeoNiit et la baute «oiAuri de Sn^aone. . .

FIGARO. L'on nepent trop recommandera l'aclear qui jouera ce rôle de bien se péoiStrer de son esprit ^ comme l'a fait M. Dasinconrt. S'il y voyait antre chose que de la raison assaisonnée de gaitë et de saillies , snr-tont s'il y mettait la moindre charge^ il avilirait nn rôle que le premier comique du théÂti'e , M. Prévillè , a jugé devoir honorer le talent de tout comédien qui saurait en saisir les nuances multipliées , et pourrait s'élever k son entiëre conception.

Son vêtement comme dans le Barbier de Séville*

SUZA?}NE. Jeune personne adroite ^ spirituelle e t . rieuse , mais non de cette gaité presque effrontée de. nos (onbrettes corruptrices. Son joli caractère est . dessiné dans la préface; et c'est-là que- l'actrice qui n'a point vu mademoiselle Contât^ doit l'étudier pour le bien rendre.

Son vêtement des quatre premiers actes est un juste blanc à basquines , très-élégant , la jupe de même , avec une toque, appelée depuis par nosmàrchandeS) à la Suzanne, Dans la fête du quatrième acte , le comte lui pose sur la tête nne toque a long voile , k hautes plumes, et a rubans blancs. Elle porte an

' cinquième acte la lévite de sa maîtresse, et nul ornement sur l»téte.

MARCELINE est une femme d'e$pri(., née un peu vive , ttiais dont les^ fautes et l'eipérieftce ont rér formé le caractère. Si l'actrice qui lé joat l'élève

aTtc une fierté bien placée a Ta hantenr trës-morale qui snit la reconnaissance an troisième acte , ede ajoQtera beaucoup a l'intérêt de l'ouvrage. • Son vêtement est celui, des duègnes espagnoles, d'une couleur modeste , un bonnet noir sur la tête.

ANTONIO ne doit montrer qu'une demi-ivresse, qui se dissipe par degrés ; de sorte qu'au cin* quième'acte on n'en aperçoive presque plus.

Son vêtement est celui d'un paysan espagnol , où les . mancbes pendent par derrière ; un chapeau et de* souliers blancs»

FANGHETTE est une enfant de douie ans, trèsnaïve. Son petit babil est un juste brun avec des gancesetdes boutons d'argent ,1a jupe de couleur

. tranchante , et une toque noire k i^nmes sur la tête, n sera celui des autres paysannes de la noce.

C9ÈRUBIN. Ce rôle ne peut être joué, comme il i'a été, que ^ar une jeune et trës-joGe femme ; nous n'avons point k nos théâtres de très-jeunèbomme, aauet formé pour en bien sentir les finesses. Timide b l'excès devant la comtesse , ailleurs un channanf polisson ; un désir inquiet et vague est le fond do son caractère. Il s'élance a la puberté, mais sans projet, nns connaissances, et tout entière chaque événement ; enfin il est ce que toute mère , an foiid

' du ccenr , voudrait peut - être que fi^t son fils , quoiqu'elle dut beaucoup en souffrir.

Son riche vêtom«Qt> aux prânier et second actes , est

celai d'un pftge de cour espagnol , bI«DC et brod^ d'argent ; le léger manteau bka sur Tépaale , ei un chapeau chargé de plumes« Au «piatrikmt acte , il a le corset y la jupe et la loqu* des jeunes paysannes (|bi ramènent. An cinquième acte , «n habit uniforme d'offiçiei^, une cocarde et une épée« BARTHOLO. Le caractère et Thabit comme di|ns le Barbier de Sëville ; il n'est ici qu'un rôje ser condaire*

BAZILE. Caractère et vêtement comme dans le Barbier de Sérille ; il n'est .aussi qu'un râ<e secondaire.

BIIID'OISON doit avoir cette bonne et franche assnrance des bêtes, qui n'ont pl^s leur timidité. Son bégaiement n'est qu'une grâce de plus , qui doit être » peine sentie; et l'acteur Se tromperait lourdement et iouerait à conire-sens , s'il y cherchait le plaisant de son rôle. Il est topt entier danal'op* position de la gravité de son état au ridicule du caractère; et moins l'acteur le chai:ger%i, plua, il montrera devrai talent.

Son habit est une robe de juge espagnol, moins ample qn^ celle d<e nos pirocureurs , presque une soutane; une groste perruque, upe gonille ou rabat espagnol an cou , et uns longue baguette blanche a la main.

DOUBLE-MAIN. Tétn comm» U jnge; mais. la baguette bli^nche plus courte.

L'HUISSIER on ALOUAZIL. Habit, manteau.

èpée de Crîspîn , mais portée k son côt^ saos ceinture de cuir. Point de bottines , une chaussure noire , 'nne perruque blanclie naissante et longne ii mille boucles , une courte baguette blancbe.

GRIPE-SObEIL. Habit de paysan, les manches pendantes^ vesUr de couleur tranche», chapeau blanc.

UNE JEUNE BERGÈRE. Son ■vêlement comme celui de Faochette.

FÊDRILLB. En Teste , gilet , ceinture , fouet et botte» de poste , une réciJte sur la tête , chapeau de courrier*

PjERSOirir AGES MUZTS. L^s nns en habits de juges , d'antres en habits-de pajsaus> Ufrauircft'eti. habits deliwée.^..

LE

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