ACTE. II , SCÈNE XVI. i
JtE COMTE, vite^
L*un que Tautre ? €*est un homme.
LA COMTESSE
Un enfant ^ monsieur,
LE COMTE
Hë ! qui donc ?
LA COMTESSE
A peine osë-je le nommer!
LE COMTE, furieux.
Je le tuerai.
LA COMTESSE
Grands dieux !
LE COMTE
Parlez donc.
Ce, jeune... Chérubin.
LE COMTE
Chérubin! L*insolent! Voilà mes soupçons et le billet expliqués.
LAC o M TE S S E , joignant les mains.
Ah! monsieur, gardez de penser...
LE COMTE, frappant du pied.
Je trouverai par- tout ce maudit page !
( Haut. ) Allons , madame , ouvrez ;. je sais tout maintenant. Vous n^auriez^ pas été si émue en le congédiant ce matin ; il serait parti quand je l'ai ordonné; tous n*auriez
x48 LE MARIAGE DE FIGARO.
pas mis tant àt fausseté dans votre conte de Suzanne ; îl ne se serait pas si seâgneusement caché , s*il n*y avait rien de criminel.
LA COMTSSSB. .
Il a craint de vous irriter en se montrant.
LE COMTE, hors de lui , crie au cabinet.
Sors donc , ^étit malheureux !
LA COMTESSE le prend à bras le corps, en
Véloignant»
Ah ! monsieur , monsieur , yotre colère me fait trembler pour lui. N*en croyez pas un injuste soupçon , de griice ; et que le désordre où vous Fallez trouver...
Du désordre l
LA COMTESSE
Hélas ! oui. Prêt > s*habîller en femme , une coiffure à moi sur la tète, en veste et sans manteau , le col ouvert , les bras nus ; il allait essayer...
LE COMTE
Et VOUS vouliez garder votre chambre !
Indigne épouse ! ah , vous la garderez... longtemps ; maïs il faut avant que j*en chasse un insolent , de manière à ne plus le ren* contrer nulle part.