‹ Œuvres choisies de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 66 sur 165 · LU C O M T K · texte numérisé non relu

LU C O M T K

Quand |e ne le saurais pas d'ailleurs , fri* ppn ! ta physionomie , qui t'accuse , me prouverait èé}k que tu mens.

FIGARO

S'il est ainsi , ce n'est pas moi qui mens ^ c'est ma physionomie.

Va, mon pauvre Figaro! n'use pas ton «éloquence «n défaites ; nous avons tout dit.

FIGARO

Et ^ei dit ? Vous me traitez comme un Baille!

SUZANNE

Que tu avais e'crît le billet de tantôt pour faire accroire à Monseigneur , quand il entrerait , que le petit page .était dans ce cabinet , où je me suis enfermée.

i6o LE MARIAG£ DE FI&ARO.

Z.B COBITX.

Qu*as-tu a répondre?

LA COMTESSE

Il n*y a plus rien à cacher , Figaro ; le badinage est consommé.

FIGARO, cherchant à deviner.

Le badinage... est consommé ?

LE COMTE

Oui, consommé. Que dis-iu là-dessus ? t

FIGARO

Moi ! je dis... que je youdraîs bien qu*ott en pût dire autant de mon mariage ; et si vous Tordonnez...

LECOMTE. I

Tu convjens donc enfin du billet

FIGARO

Puisque Madame le veut , que Suzanne le veut , que vous le voulez vous-même , il faut bien que je le veuille aussi : mais à votre place , en vérité, Monseigneur , je ne croirais pas un mot de tout ce que nous vous dbons.

LE COMTE

Toujours mentir contre Pévîdence ! A la fin , cela m'irrite.

LA COMTESSE, tu riant.

£h , ce pauvre garçon ! pourquoi voulez—

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