X.A COMTESSE, dans sa bergère
Vous TOjec , Suzanne , la jolie scène que votre étourdi m'a valu avec son billet.
SUZANNE
Ab! Madame, quand je suis rentrée du cabinet, si vous avies vu votre visage ! il s*est terni tout-à-coup : mais ce n*a été qu*un nuage ; et par degrés , vous êtes devenue roiige , rouge , rouge !
LA COMTESSE
Il a donc sauté par la fenêtre ?
SUZANNE
Sans bésiter : le charmant enfant ! légtr,^ comme une abeille.
LA COMTESSE
Ah , ce fatal jardinier ! Tout cela m*a remuée au point... que je ne pouvais rassembler deux idées.
s U Z A NN E.
Ah , Madame ! au contraire ; et c*est là que j*ai vu combien Tusage du gnmd mondt
17» LE MABIAGE DE FIGASD.
donne «Taisance aux- dames conime il faut , pour mentir sans qu*ii y paraisse.
LA' COMTESSE
Crois-tu que le Comte en soit la dupe ? Et s*il tronyait cet enfant au château ?
Je rais recommander de le cacher si-bîen..^
LA COMTESSE
II faut qu'il parte. Après ce qui ^nt d'arriver , TOUS croyez* hien que }e /ue suis pas tentée de l'envoyer au }ardin à votre place.
S n z A N vi!.
II est certain que fe n'irai pas noii plus.
Voilà donc mon marbge encore une fois...
LA COMTESSE se làt^e* Attends... Au lieu d'un autre , ou de toi , si j'y allais moi-même ?
Vous , Madame ?
LA COMTES S E
11 n'y aurait personne d'exposé... le Comte alors ne pourrait nier... Avoir pupi sa î^lousie , et lui prouver son inifidéHté ! cela serait... Allons : le honheur d'un premier hasard m'enhardit k tenter le second Fais-lui
ACTR M^ «CÈNE XXIV. 177
savoir promptement que t|i Xjb pendras au iardÎB; mais sur-tout que personne...
SUZAiriïB.
Ah , Figaro ! ^
. LA GOMTSSSE.
Non , non. Il voudrait mettre ici du sien...
Mon masque de velours et ma canne ; que faille y rêver sur la terrasse. ( Siaanne entre dans le cabinet dfitml4iie,)