‹ Œuvres choisies de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 8 sur 165 · ACTE I, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE I

SUZANNE

Voîlà madame éveillée ; elle m'a Lîen recommandé d*être la première à lui parler le matin de mes noces.

Y a-t-il encore quelque chose là-dessous ?

SUZANNE

Le berger dit que cela porte bonheur aux

épouses délaissées. Adieu, mon petit fi, fi

Figaro ; rêve à notre affaire.

F I o A fi o.

Pour m'ouvrir Tespril, donne un petit baiser.

SUZANNE

A mon amant aujourd'hui ? je t'en souhaite !

Et qu'en dirait demain mon mari ? ( Figaro Vembrasse. )

SUZANNE

Hé bien ! hé bien !

FIGARO

C'est que tu n'as pas d'idée de mon amour.

s u z A NN E, 5ff défrippant.

Quand cesserez-vous , importun, de m'en parler du matin au soir ?

FIGARO, mystérieusement.

Quand je pourrar le le prouver du soir

jusqu'au matin. ( On sonné une seconde fois,) SUZANNE, de loin, les doigts unis sur sa bouche.

Voilà votre baiser , monsieur ; je n'ai plus rien à vous.

F I G A R>o , court après elle.

Oh 1 mai« ce D*est pas ainsi que vous Tavez reçu.

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