ACTE m , SCÈNE IX
s U Z AN N E.
Est-'ce que je ne m'y promène pas tous les soirs ?
LE COMTE
Tu m*as traité ce matin si durement !
SUZANNE
Ce matin ? — et le page derrière le faU-»
teuil ?
LE COMTE
Elle a raison, je Poubliais. Mais pourquoi ce refus obstiné, quand Bazile , de ma part... ?
SUZANNE
Quelle nécessité qu'un Bazile...?
LE COMTE
Elle a toujours raison. Cependant il y a un certain Figaro à qui je crains bien que vous n'ayez tout dit !
SUZANNE
Dame ! oui, je lui dis tout...— «hors ce qu'il faut lui taire.
LE COMTE, en riant.
Ah ! charmante ! Et , tu me le promets ? si tu manquais à ta parole ; entendons- nous, i|ion cœur : point de rendez -vous , point de dot , point de mariage.
SUZANNE, faisant la révérence^ Mais aussi point de mariage ^ point de droit du seigneur , Monseigneur.
LE COINCE.
Ou prend-elle ce qufllle dît ? d'honneur j^en raflblerai! mais ta nÉiitresse attend le flacon...
SUZANNE, riant et rendant le flacon, Aurais-je pu vous parler sans un prétexte?
LE COMTE i'eut Pentbrasser, Délicieuse cre'ature !
SUZANNE s* échappe.
Voilà du monde.
LE GO M T E , à pan.
Elle est à moi. ( // s'enfuit . ) SUZANNE.
Allons yile rendre compte à Madame:^
SCÈTtE X.