SCÈNE PREMIÈRE
PAUUNE , MÉLAC ms.
jII est dix heitrei du matin. Le ihédtre représente lin salon; a l'un des colis est un cla' fcci'n ouvert afee un pupitre chargé de musique. Pauline' en peignoir est assise devaiit; elle joue une pièce. Mélac debout k c6té .JCelU, en léger habit du matin, ses cheveux relevés avec un peigne, un violon à la main ' l'accompagne. La toile se lève aux premières mesures de TandaDle (i).
FAULINE , apris que la piice est joute,
t^OMMBiiT IrouTCi-vous cctle sonate î
HÉLAC FILS.
Votre brillante éxecution la fait beaucoup valoir.
C*est votre avis que je demande , et non des élofges.
m£lac fils.
Je le dis aussi ; elle me plairait moins sous les doigts d'un autre.
PAULINE se lève.
Fort bien ; mais je m'en vais , je n'ai point encore vu mon oncle.
MÉLAC FILS l'arrête.
Il est sorti : il va...
A la Bourse , apparemment. "
MÉLAC FILS
Je le crois. Le paiement s'ouvre demain.
Ce temps critique et dangereux pour les né— gocians de Lyon exige qu'ils se voient..
musique , les premiers violons de l'orcbestre jouent avec des sourdines, un andante , que les seconds-dessus et les basses accompagnent en pinçant; ce qui complète Tillusion du petit concert que le spectacle repr^ente.