SCÈNE IX
DABINS, MÉLAC PèaE.
Ml&lACPÈRE.
On VOUS cherche, monsieur Dablns.
DABINS, d'un air ejfvayé.
Depuis une heure, monsieur, j'e'pie le moment de vous trouver seul.
MÉLAC PÈRE
Que me voulez- vous ?
DABINS.
Puis-je parler en liberté ?
MÉLAC piRE.
Vous êtes .pâle, défait, votre voix t&i trem- Uante !
DABINS.
Ah , monsieur !
MÉLACPÉRE.
Expliquez- vous.
DABINS.
Comment vous apprendre le malheur...?
MÉLAC PÈRE
Sortez de ce, trouble ; parlez.
loa LES DEUX AMIS.
réclamera ses effets, qui lui seront remis»
C'est tout au plu$ un retard : achevez.
DÂBINS.
J'ai tout dit. Notre paiement était ibndé sur ces rentrées qui n'ont jamais manque ; nous- n'avons pas dix niille francs en caisse.
MÉLAG PÈRE.
Et vous devez en payer demain ?
DABINS.
Six cent mille. Il y a de quoi perdre Tesprit,
MÉLAC PÈRE
Il me quitte : il ne sait donc point...?
DABINS.
Vpilà mon eml>arras. Vous connaissez sa probité, ses principes... Il en mourra... Un homme si bon , si bienfaisant... Mais , monsieur , il n'y a que vous qui puissiez vous charger de lui apprendre...
MÉIAC PÈRE.
Il n^est pas possible qu'Aurelly n'ait pas chez lui de quoi parer à cet accident. ,
DABINS.
Il a du bien, d'excellens immeubles. Cette maison , sa fterre ; mais avoir à jpayer demain six cent mille francs, et pas un sou...!